Vogan, 5 mars (ATOP) – Le projet « Vulgarisation des bonnes pratiques d’agro écologie et bioénergie dans le canton de Hahotoé » mis en œuvre par le Groupe International pour le Renforcement des Capacités Féminines « GIRCAFEM) a été lancé, le mercredi 3 mars à Akodessewa, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Vogan. C’était en présence des autorités de la commune Vo 4 et la chefferie traditionnelle des localités de la zone du projet.
Financé pour une durée de 3 ans, (2021 à 2023) par le Programme de micro financement du Fond pour l’Environnement Mondial, (FEM), ce projet s’étend à cheval sur les préfectures du Zio et de Vo. Il vise à promouvoir l’entrepreneuriat vert des femmes et des jeunes dans les filières agro- écologiques et bio-énergiques pour leur autonomisation économique et sociale. Il mettra en valeur les fientes et les résidus végétaux dans la production du biogaz et de biofertilisants pour amender les sols.
Le projet entend créer un site pratique de renforcement de capacités techniques, entrepreneuriales et pédagogiques en agro-écologie et en bioénergie de 10 jeunes pour l’exploitation de 4 hectares de domaine agricole. Il se propose aussi d’accompagner techniquement 20 agriculteurs ou éleveurs des villages environnants sur leurs propres exploitations en vue de vulgariser les bonnes pratiques dans la zone du projet.
Le projet veut, en outre, renforcer les capacités de 10 formateurs en agro-écologie et en bioénergie. Il prévoit, enfin, la réalisation d’une mini-adduction d’eau potable avec un système de pompage solaire ; l’achat d’un bio-digesteur, de 2 bio-carbonisateurs, d’un séchoir solaire ainsi que la mise en place d’un système de production de bio-pesticide.
En lançant le projet, le préfet de Vo, Kokou Léguédé s’est réjoui des objectifs et activités du projet et a félicité les initiateurs pour avoir pensé au bonheur des populations rurales de sa préfecture. Pour lui, le monde évolue autrement et les pratiques traditionnelles ne s’adaptent plus aux réalités du moment. C’est pourquoi il a invité les bénéficiaires et la population à embrasser le projet pour le changement du milieu.
Pour le directeur de GIRCAFEM, Simon Agbotey, il faut améliorer les rendements de la production agricole et maraichère par la pratique de nouvelles méthodes. Ceci permettra, disait-il, d’attirer les jeunes vers les activités agricoles favorisant ainsi la création d’emploi. ATOP/AKM/AAA






