
Sokodé, 8 déc. (ATOP) – L’Union régionale des apiculteurs de la Centrale a tenu son assemblée générale ordinaire le mercredi 7 décembre à Sokodé.
Cette assemblée est organisée avec l’appui du « Projet d’appui aux petits apiculteurs et collectrices de noix de karité pour un marché rémunérateur » (Projet MiKaGo) dont le partenaire est l’ONG Suisse Vétérinaires sans frontières (VSF). Elle vise à redynamiser les unions préfectorales et régionale en amenant les membres n’ayant pas adhéré à ces grandes organisations à le faire pour bénéficier de leurs appuis et en retour honorer leurs engagements envers ces structures.
Les participants, des cinq préfectures de la région, ont écouté et adopté les rapports moral et financier du bureau régional élu en 2020. Selon les rapports, le bureau régional a, entre autres, œuvrer à la mobilisation des ressources financières, à l’organisation des apiculteurs en coopérative et à leur renforcement de capacités, à la sensibilisation des producteurs de miel à l’adhésion aux coopératives dans certaines localités. Le bureau a aussi noué des relations partenariales. Par contre, l’insuffisance de ressources financières a empêché la réalisation de toutes ces activités.
Selon le président de l’Union régionale, Bazah Kontaya, le bureau a besoin de ressources financières pour assurer son bon fonctionnement. Il compte également, avec l’appui de l’Etat et des partenaires techniques et financiers dont MiKago, poursuivre l’organisation des apiculteurs à la base, assurer leur renforcement de capacité et travailler à la formalisation des coopératives et des unions. « La formalisation de nos organisations leur permettra d’être mieux accompagnées par l’Etat et les partenaires dont MiKaGo. Elle permettra également à notre fédération nationale d’être officiellement reconnue et de bénéficier des financements dans l’intérêt de ses membres », a précisé M. Kontaya.
Le conseiller sur la filière karité et miel sur le projet MiKaGo, Yacoubou Idrissa a souligné qu’« il est nécessaire de redynamiser les unions préfectorales et régionale pour jouer le rôle de MiKaGo qui est de former et d’appuyer ces petits producteurs de miel à avoir d’abord un produit de bonne qualité pour un marché rémunérateur et ensuite leur trouver des débouchés pour pouvoir vendre ce miel et tous ces produits dérivés ».
M. Agossou Affo Bindé, directeur de l’ONG Centre d’action pour la sécurité alimentaire, le développement durable et la valorisation des ressources (CASADD-VR), partenaire de l’ONG VSF, a renchéri « les apiculteurs, tout comme les producteurs ou les éleveurs, ont besoin d’organisations aux niveaux villageois, cantonal, préfectoral et régional pour essayer d’assurer l’auto-promotion, l’entraide mutuelle, avoir une force de négociation et attirer les opportunités qui existent en termes d’appui à la filière ».
ATOP/MEK/BA






