
Le Togo célèbre, le 27 avril prochain, le 63è anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Occasion pour l’Agence togolaise de presse (ATOP) de proposer à ses lecteurs les cartes postales des différentes localités qui donnent une identité propre à la terre de nos aïeux. La région des Plateaux est à l’honneur ce vendredi 14 avril. Partons à la découverte de cette région.
La région des plateaux est une région du Togo. Sa capitale est Atakpamé. Elle est caractéristique par son climat doux et par sa végétation luxuriante. D’une population de 1.635.946 habitants (806.154 hommes et 829.792 femmes), la région des plateaux dispose d’une superficie de 16.975 Km² soit une densité de 96,37 hbts/km². Elle est limitée au nord par la région centrale, au sud par la région maritime, à l’ouest par le Ghana et à l’Est par le Bénin.
Dans le sud-ouest se trouve une région montagneuse où subsistent encore de belles forêts, véritables musées végétaux, malgré l’extension des plantations de café et cacao. Il s’y trouve le massif d’Avatimé, près du plus haut sommet du Togo, le mont Agou, qui culmine à 986 m d’altitude. Sur le plan divisions administratives, la région des plateaux comprend 12 préfectures.
REGION DES PLATEAUX (1ere Partie)
PREFECTURE DE KLOTO, UNE REGION AUX RICHESSES MULTIPLES
Kloto est une préfecture du Togo, située dans la région de plateaux. D’une superficie de 523,8 km² avec une population de 145 986 habitants (2022) et une densité de 276,6/km², la préfecture de Kloto est limitée au nord par la préfecture de Kpélé, à l’Est et au sud-est par la préfecture d’Agou et à l’ouest par le Ghana. Elle compte 14 cantons. A part le canton de Agomé-Kpalimé qui est l’assise territoriale de la préfecture de Kloto, les autres cantons sont Agomé-Tomégbé ; Agomé-Yo ; Gbalavé ; Hanyigban, Lavié-Huimé, Lavié-Apédomé ; Kpadapé ; Kpimé ; Kuma : Tomé, Tové, Womé et Yokélé. La préfecture de Kloto est composée de trois communes, Kloto 1, Kloto 2 et Kloto 3. Le chef-lieu est Kpalimé.
Cette région forestière et montagneuse abrite de nombreux villages plus ou moins facile d’accès (accessibles en moto principalement les fameux zémidjan). Très peu de routes dignes de ce nom permettent à ce jour de relier ces villages à Kpalimé.
A ce jour, aucune cartographie exacte n’existe pour répertorier les villages de Kloto. Il arrive quelques fois que les promeneurs tombent sur des villages par hasard ou les découvrent par le biais de bouche à oreille. Les habitants des villages de Kloto sont principalement des cultivateurs et des artisans. A savoir que la région autour de Kpalimé fournit plus de 80% de la production nationale de café et cacao.
De nombreux atouts pour la culture.
La région bénéficie d’un climat tropical, qualifié de soudano-guinéen et les précipitations moyennes annuelles vont de 1200 à 1400 mm de pluie. La pluviométrie n’est donc pas un obstacle pour la culture. Les sols, pour la plupart ferralitique et ferrugineux, sont très riches et favorisent leur exploitation. Les cultures rencontrées sont essentiellement des cultures vivrières (maïs, igname, manioc, riz) ; des cultures de rentes (café et cacao, coton) et les cultures maraichères (tomate, piment, épinard, choux, gombo). On y trouve également des différents fruits (orange, banane, plantain, ananas). Il faut noter que les plantations de café et cacao sont les principales richesses de la préfecture.
La réserve forestière de Missahöhe
Montagneuse et couverte de forêts aux essences diverses, la préfecture par la densité de ses matières premières, crée une floraison d’activités artisanales. La réserve forestière de Missahöhe s’étend dans ses montagnes au nord-ouest de Kpalimé. Elle couvre une superficie de 5000 hectares avec une altitude variant entre 250 et 740 m. Vous y explorez des collines escarpées et contemplerez une remarquable forêt dominée par l’Iroko. D’autres types d’arbres comme le tamarin, l’acajou africain s’y ajoutent également. Vous ne perdrez pas de vue différentes espèces d’oiseaux. Les amateurs de l’observation de ces animaux ailés s’offriront d’agréables moments de plaisir. Pour le reste, effectuez le déplacement et engagez-vous dans une promenade et vous ne regretterez pas.
De splendides cascades à découvrir
Les chutes d’eau caractérisent beaucoup plus cette préfecture. Vous les verrez en grand nombre et elles vous procureront des sensations auxquelles vous n’aurez jamais pensé sur les lieux. Vous pourrez aussi explorer la chute d’eau de Womé. Celle-ci vous impressionnera encore plus par sa beauté et la baignade qu’elle rend possible, mais avant d’atteindre le bassin, une expérience mérite d’être faite, la descente au bassin du lac et la remontée. Retenez tous simplement qu’il y en a d’autres notamment les cascades de Kamalo, de Kpimé, de Tomégbé, d’Akatsè.
D’autres sites à découvrir
Vous découvrirez dans la ville de Kpalimé bien d’autres sites. Rendez-vous par exemple dans son marché qui s’anime les mardi et samedi. Il garantit les meilleures emplettes que vous puissiez effectuer. Vous observerez la cathédrale de la cité. Elle s’impose comme le plus grand édifice de la localité. En matière de beauté, l’intérieur ne vous laisserez pas indifférent. Avant de quitter la zone, n’oubliez pas l’escalade du mont Agou et celui de Kloto.
Focus sur la ville de Kpalimé
Kpalimé est le chef-lieu de la préfecture de de Kloto, située à 120 Kilomètres au nord-ouest de Lomé dans la région des Plateaux. Kpalimé, 4ème plus grande ville du Togo se situe au pied de la chaine des monts du Togo dans une plaine d’une altitude moyenne de 200 m, elle est limitée au nord et à l’ouest par les monts Kloto, (825 m) et le plateau de Kuma dont les pentes se dressent comme un mur derrière la ville, s’étirant du sud-ouest par les collines de Kpadapé (483 m) et à l’Est par le mont Agou (986 m).
Elle constitue souvent un point de départ touristique pour différentes découvertes à travers la riche région naturelle des Plateaux.
Les paysages des environs sont réputés pour être parmi les plus beaux du pays. Nichée au creux d’une vallée entourée de collines verdoyantes, non loin du mont Agou, la ville est un carrefour des routes qui mènent vers les autres régions du pays et vers le Ghana voisin situé à 22 kilomètres.
La beauté naturelle est à l’honneur. Kloto plus précisément la ville de Kpalimé reste une destination touristique populaire au Togo pour sa beauté naturelle et le climat tropical magnifique. Elle représente le point de départ pour effectuer différentes découvertes à travers les richesses de la préfecture. Vous admirerez de splendides paysages réputés pour figurer parmi les plus charmants du pays. Vous vous rendrez compte de la somptuosité de son cadre environnemental en y observant une superbe vallée, des collines verdoyantes et le mont Agou dont l’altitude le désigne comme le point culminant du Togo. Vous ne perdrez également pas de vue le sommet de Kloto et bien d’autres endroits formidables.
L’artisanat séduit les voyageurs
De nombreux artisans exercent leurs talents soit seuls, soit en groupe ou soit encore au sein des centres artisanaux. Ces artisans produisent une variété d’objets notamment des sculptures sur bois, macramé, batik, céramique. Le tissage aussi y est très développé dans la région avec le ‘’Kenté’’, le pagne traditionnel éwé dont les motifs sont chargés de symboles.
Ne cherchez pas ailleurs le principal centre artisanal du Togo. Kpalimé vous répondra par l’affirmative. Vous y découvrirez les meilleurs œuvres de sculptures sur bois, de vannerie, de tissage, de batik, de calebasse décorée, des céramiques, des poteries, etc. Dans la ville de Kpalimé, vous pourriez compter des ateliers et de nombreux points de vente d’articles de sculpture. Vous ne manquerez pas d’y retrouver une école de formation dans le domaine. Dans la cité, effectuez un tour dans le centre artisanal de Kloto pour observer la réalité. Essayez simplement de ne pas quitter la zone sans vous procurer un objet en souvenir de votre voyage.
ATOP/AYH/TD
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PREFECTURE DE L’OGOU
Situation géographique
La préfecture de l’Ogou est située dans les Plateaux-Ouest, dans la région des Plateaux à161 km au nord de la capitale Lomé. Elle est limitée au nord par la préfecture de l’Est-Mono, au Sud par celles du Moyen-Mono et de Haho, à l’Ouest par les préfectures de l’Amou et de Danyi et à l’Est par le Bénin. La ville d’Atakpamé communément appelée villes aux 7 collines est le chef-lieu de la préfecture de l’Ogou et de la région de Plateaux.
Climat
L’Ogou à l’instar des autres localités de la partie méridionale jouit d’un climat marqué par deux saisons pluvieuses et deux saisons sèches. La grande saison pluvieuse couvre les mois d’avril à juillet alors que la petite s’étend de septembre à octobre. La grande saison sèche couvre la période allant de novembre à mars et la petite saison sèche ne dure que le mois d’août.
Population
Les données démographiques recueillies à l’Institut national des statistiques et des études économiques et démographiques (INSEED) indiquent que la superficie de l’Ogou est de 1944 Km2 avec une population estimée à 250416 habitants selon les statistiques de 2022.
Organisation administrative
Depuis 2016, la préfecture de l’Ogou est dirigée par M. Akakpo Edoh. Elle compte huit cantons à savoir Gnagna, Djama, Woudou, Kotoré, Gléi, Ountivou, Akparé et Datcha. Ces cantons sont regroupés en quatre communes. Notamment les communes Ogou 1, Ogou 2, Ogou 3 et Ogou 4.
Les traits socioculturels et religieux
La localité est cohabitée par une mosaïque de peuples autochtones et allogènes notamment les Ewé, les Adja, les Akposso, les Ifès, les Kabyè, les Nawda, les Lamba, les Tem et les Yoroubas. En dehors de ceux-ci, des ressortissants étrangers tels que des Nigériens, Nigérians, Béninois, Maliens et autres sont également présents dans le milieu.
Sur le plan culturel, la préfecture de l’Ogou bénéficie d’un riche patrimoine culturel marqué par des rites et des us et coutumes. « Odon-Itsu » ou fête des ignames est la grande célébration traditionnelle annuelle de la préfecture. En matière de religion, l’on note au sein de la communauté, la prédominance du christianisme, suivie de l’animisme et de l’islam.
Les traits socio-économiques
En termes d’activités économiques, plus de 60% de la population de l’Ogou est agricole. Les cultures vivrières cultivées sont le maïs, le haricot, le mil, le fonio, le sorgho, l’igname, le taro, le manioc, le soja, l’arachide et le riz. La principale culture de rente est le coton. Les populations produisent également des fruits et des agrumes tels que la banane, les noix de palme et de coco, la banane plantain, la mangue, l’ananas, l’avocat, l’orange, la mandarine et autres. Les agriculteurs associent à leurs activités agricoles l’élevage. Ils élèvent des volailles et des petits ruminants.
La pêche est également pratiquée dans la préfecture de l’Ogou. Cette activité se déroule dans le barrage hydroélectrique de Nangbéto et dans plusieurs rivières, lagunes et points d’eau.
L’artisanat pour sa part, englobe les tisserands, les sculpteurs, les forgerons, les tapissiers, les couturiers, les coiffeurs, les maçons, les menuisiers et autres corps de métiers. Il se déroule dans les ateliers et centres techniques d’apprentissage.
Le commerce occupe aussi une place importante dans le quotidien des populations surtout des femmes. Chaque jour, au carrefour Agbonou et à l’espace situé entre la station d’essence Total et le Bar Sahélien en passant par l’hôtel King of Kings, on assiste à une ambiance marquée par des va-et-vient des commerçantes de fruits, de pains, des brochettes, des poissons fris de Nangbéto et autres pour présenter leurs marchandises aux voyageurs venant soit du Nord ou du Sud. Signalons que le nouveau grand marché d’Atakpamé est situé non loin du commissariat d’Agobonou.
Tourisme
La préfecture de l’Ogou dispose de beaucoup de sites touristiques et historiques qui attirent des touristes nationaux et étrangers. Les principaux sites sont l’ancienne usine textile (Togotex) de Datcha, le barrage de Nangbéto, les sept collines, la tombe du président Grunitzky, l’évêché, le marché des fruits de la ville d’Atakpamé, l’usine d’égrenage de coton de Talo, la station allemande de Kamina et autres.
De nombreux services publics, parapublics et privés sont implantés au chef-lieu de la préfecture notamment l’école normale supérieure (ENS), la direction générale de la nouvelle société cotonnière (NSCT), l’école nationale des sages-femmes, les hôtels pour l’accueil et le séjour des touristes et visiteurs et autres.
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WAWA, PREFECTURE AU PAYSAGE HYPNOTIQUE
La préfecture de Wawa est l’une des 12 préfectures de la région des Plateaux. Elle est limitée au nord par la préfecture de l’Akébou, au sud par Danyi, à l’est par Danyi et Amou puis à l’ouest par la République du Ghana. Sa population est estimée à 101.300 habitants, selon le 5e recensement général de la population et de l’habitat de 2022. Cette population est répartie sur une superficie de 1165 km². La préfecture de Wawa a 3 communes notamment Wawa 1, chef-lieu Badou, Wawa 2 chef-lieu Gbadi-N’kougna et Wawa 3, chef-lieu Okou. Les principales ethnies de la préfecture sont, entre autres, Akposso, Ewé, Kabyè, Kotocoli et Lougba. Près de 80% de son territoire est accidenté, couvert de collines, de montagnes et de plateaux.
L’économie de la préfecture
L’économie de Wawa est basée essentiellement sur l’agriculture et le commerce. L’exploitation de bois d’œuvre et l’artisanat viennent en second plan. On y cultive le café et le cacao et du gingembre comme produits de rente. Les produits vivriers sont notamment le maïs, le riz, le fonio le taro, l’igname et le manioc. La préfecture fournit plus de la moitié de l’exportation des produits de rente comme le café et le cacao au Togo. Jadis, elle avait une forêt tropicale dense de type Guinéen avec des terres fertiles. Ces terres ont permis aux valeureuses populations d’alors, de faire fortune dans la culture du café-cacao.
Sites touristiques
La préfecture de Wawa est l’une des localités du Togo accidenté avec des vues panoramiques, exceptionnelles au sommet des montagnes. Parmi ces montagnes et collines coulent un nombre important de rivières, le long desquelles se retrouve près d’une quinzaine de cascades non exploitée à cause de leurs accès très difficile. La fête du fonio est la principale fête traditionnelle célébrée chaque premier week-end du mois de décembre de chaque année de façon tournant dans les chefs- lieux des préfectures de l’Amou, de l’Akébou et de Wawa.
Badou, une ville au décor admiratif
La ville Badou est à 280 km au nord-ouest de la capitale Lomé. Pour découvrir ce milieu, nous allons partir de la ville aux sept collines (Atakpamé), précisément de l’ancien marché en parcourant 90 km vers l’ouest. Après le péage de Évou-Apégamé, il faut encore gravir 7 km de montagne sur une voie serpentée. Avant de terminer cette montée, un beau paysage hypnotique, à une altitude de 700 mètres environ se dessine laissant apparaitre la chaîne de montagnes d’Atakpamé et les différentes agglomérations de la localité. Au sommet de la montagne, vers la droite, une vue panoramique d’une falaise laisse entrevoir 2 cascades, une très visible à partir de 10 heures, temps universel. Sur ce plateau, une fraîcheur accueille tout passager dans un décor admiratif où un panneau directionnel annonce le début de la commune Wawa 3.
La voie serpentée se poursuit avec des tournants sinusoïdaux dans des virages en forme de « U » à travers les montagnes, collines et plateaux jusqu’à Dzogbégan, un village à 13 km de Badou. Après quelques kilomètres, une descente sur 7 km conduit à Badou en passant par des virages vertigineux tantôt à gauche tantôt à droite.
ATOP/PM/AJA
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PREFECTURE DE L’AKEBOU
La préfecture de l’Akébou est l’une des jeunes préfectures des 12 préfectures de la région des Plateaux. Elle jouit d’un climat tropical de type guinéens. Son relief est très accidenté et couvert de montagnes et de collines dans sa partie sud et au nord-est par une grande plaine.
Historique de la préfecture
Akébou a été érigé en sous-préfecture en 1992 après la conférence nationale souveraine. En 2009, elle est devenue une préfecture avec Alfa Eyana comme préfet. Elle est limitée au nord par la préfecture de Blitta, au sud par la préfecture de Wawa, à l’Est par les préfectures de l’Amou et de l’Anié, à l’Ouest par la république du Ghana. Akébou a une superficie de 1174 km2 avec une population estimée à plus de 73830 habitants (H :37236 et F :36594) selon le 5ème recensement général de la population et de l’habitat du 2 avril 2023. Elle a 2 communes : Akébou1 et 2. La préfecture compte 8 cantons à savoir : Kougnohou, Djon, Véh, Yalla Sérégbénè, Kpalavé, Kamina et Gbéndé avec près de 120 villages. Son chef-lieu est Kougnohou.
Education et santé
La préfecture de l’Akébou est dotée 5 lycées, notamment le lycée de Kamina, Kougnohou, Sérégbénè, Djon et de Yalla et une dizaine de CEG répartis sur le territoire pour l’instruction des enfants. Pour se soigner, outre l’existence de la médecine traditionnelle, on retrouve une case de santé dans presque toutes les contrées et des unités de soins périphériques (USP) dans les grandes agglomérations. Kougnohou, le chef-lieu de la préfecture a un centre hospitalier préfectoral (CHP).
Economie
L’économie de cette localité est basée essentiellement sur l’agriculture, le commerce et l’artisanat. On cultive dans la commune Akébou 1, du café, cacao, taro et du manioc. Dans la commune Akébou 2, le coton et le soja sont les principales cultures de rente. Outre ces produits, on y cultive aussi le maïs, le sorgo, le haricot et les tubercules.
La préfecture de l’Akébou a des sites touristiques comme le site de « Lonfo », ancien palais royal de l’Akébou et la cascade Sinsiwe. L’actuel préfet est Yovo Koffi-Kouma. Il est à ce poste depuis le 7 décembre 2011.
ATOP/ PM /TD
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PREFECTURE D’AGOU
Situation géographique
Située à 90 km au nord-ouest de Lomé sur la route de Kpalimé, la préfecture d’Agou est limitée au nord par la préfecture de Kloto, au sud par préfecture de l’Avé, à l’est par la préfecture de Haho et à l’ouest par le Ghana. Elle couvre une superficie de 1.151 Km2 et a pour chef-lieu Agou-Gadzépé. La préfecture d’Agou compte 13 cantons à savoir Tavié, Agou-Nyogbo, Agou Nyogbo Agbetiko, Akplolo, Kébo, Atigbé, Assahoun-Fiagbé Aou Yiboè plus Kati, Gadza Amoussoukopé, Agotimé-Nord, Agotimé-Sud et 185 villages dont un village autonome (Klonou). La préfecture compte deux communes : Agou 1 et 2.
Peuplement
La préfecture d’Agou compte 85.795 habitants, selon les données du 5e Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-5). La population est majoritairement peuplée d’éwé venus de Tado vers la fin de XVIe siècle. Ils ont été rejoints vers les années 1960 par des allochtones, notamment les Kabye, Nawda, Kotokoli. Cette population vivait exclusivement de l’agriculture, des plantations de café et cacao, des cultures vivrières et de rente coton. Au commencement, l’actuel site de la ville d’Agou n’était qu’une vaste étendue de terre et de forêt.
Le site a été progressivement occupé par de grandes familles venues de Notsè. En effet, ces familles pendant leur exode, marchaient en direction du Sud. Elles étaient dirigées par le patriarche Togbui Egou, à la recherche d’une terre pour s’installer. A l’époque, la terre était sacrée et non commerciale. A l’arrivée des colonisateurs allemands dans le milieu, ceux-ci ont obtenu des terres en troquant avec le chef des objectifs et parfois des animaux abattus à la chasse (une biche par exemple). Chaque communauté a été conduite par son patriarche venant de Notsè pour s’installer sur les différents sites de la préfecture. Il faut noter que la fertilité des sols et le climat favorable ont attiré une nombreuse population allogène à partir des années 1950-1960.
Parmi les immigrants, les Kabye et les Nawda sont majoritaires. En 1981, les allogènes représentaient 30% de la population d’Agou. L’arrivée des Kabye et des Nawda a contribué énormément à l’augmentation des aires cultivées et à l’exploitation du bois de chauffe d’où la déforestation massive de la région (AGBOZOH, 1996).
Climat et relief
La préfecture d’Agou jouit d’un climat tropical de type guinéen caractérisé par deux saisons sèches et deux saisons pluvieuses d’inégales durées : une grande saison sèche de novembre à mars, une grande saison de pluie de mars à juillet, une petite saison sèche en Août et une petite saison pluvieuse de septembre à octobre. Les précipitations annuelles varient entre 1 400 et 1 600 mm. Quant aux températures, elles sont relativement élevées, les maximas sont compris entre 26 et 28°C tandis que les minimas tournent autour de 24°C. Les températures les plus élevées sont enregistrées au cours des mois de mars et avril, alors que les plus faibles sont enregistrées pendant les mois de juillet et août, période pendant laquelle, l’effet d’une mousson de plus en plus froide se fait sentir.
Les effets du changement climatique se remarquent ces dernières années dans la préfecture d’Agou tout comme le reste de l’ensemble du pays. Ces effets sont notamment l’apparition des feux de végétation, les inondations, les glissements de terrain, la sécheresse, les vents violents. Parmi eux, les risques les plus récurrents et qui préoccupent plus les populations sont la sécheresse, l’irrégularité des pluies, les inondations, les vents violents et les feux de végétation qui sont tous à la hausse ces dernières années.
Le relief de la préfecture d’Agou est caractérisé par une plaine et un plateau. Les altitudes de la plaine varient entre 94 et 193 m. Cette plaine est drainée par la rivière Zio. Le plateau est localisé dans la partie nord- ouest de la commune Agou 1. Les altitudes varient entre 300 et 600 m. Ce plateau fait partie du grand ensemble montagneux de la Chaîne des Monts du Togo qui prend en écharpe le Togo et va du sud-ouest vers le nord-est. Le plateau de la préfecture est un prolongement du plateau de Kloto. Sur ce plateau se trouvent les cantons de Agou Nyogbo-Nord et Agou Nyogbo-Sud, une partie de Akpololo, le village de Klonou et le canton de Tavié. Dans le canton d’Agou Kebo se trouve le mont Agou qui demeure le point culminant du Togo avec une altitude de 986 m. Il est taillé par des petites vallées en V dans lesquelles coulent les rivières jadis pérennes. Il a un sommet cuirassé. La partie urbaine d’Agou 1 occupe un espace qui peut facilement être assimilé à une grande vallée relativement plane dans l’ensemble, mais marquée dans le détail par des ondulations observables surtout à l’Est et à l’Ouest.
Activivités socio-économiques
L’agriculture est florissante dans la préfecture. Elle est favorisée par des sols de type ferrugineux tropicaux, ferralitiques et lithosols, avantageux pour l’arboriculture : cacaoyers, caféiers, hévéas, vanilliers, colatiers, agrumes. La pluviométrie y contribue énormément.
Culture et tourisme
La préfecture d’Agou regorge une diversité culturelle en termes de chants et danses dont Agbadja, Gazo, Kpalongo, Pamprowou, Asanfowou, et Atoupani. Cette richesse culturelle donne un bel alliage avec le relief montagneux entretenu et embelli par un paysage luxuriant, naturellement beau en toute saison. On peut affirmer que les chansons et les danses de la préfecture tiendront en haleine ici pendant longtemps. Bobobo est la danse la plus populaire, par rapport à laquelle on identifie la préfecture. Très appréciée, elle était nommée autrefois Akpessè. Cette danse se pratique en cercles concentriques autour des batteurs et chanteurs et met en exergue la beauté des danseurs surtout des femmes. Les chansons sont porteuses de conseils de solidarité, d’humilité et d’amour. Aujourd’hui, Bobobo, danse dont le rythme est doux fait la fierté des populations à l’occasion des évènements heureux comme triste. Sous cette forme, les populations pensent qu’il y a mieux à faire : lui redonner une dimension nouvelle pour la pérenniser, la redynamiser et en faire un outil de grande mobilisation et de développement.
Education et sante
Dans le domaine de l’éducation la préfecture compte 210 établissements primaires et préscolaires dont 63 privés et confessionnels. L’ensemble est géré par l’Inspection des enseignements préscolaires et primaires (IEPP).
Dans le domaine de la santé, la localité dispose de 34 formations sanitaires composées majoritairement des Unités de soins périphériques (USP).
Sécurité
La sécurité des personnes et des biens est assurée par les forces de défense et de sécurité. Il existe plusieurs brigades de gendarmerie et postes de polices. Leur bravoure et dynamisme ont fait de la préfecture d’Agou, une zone sécurisée.
Ali Mouzou est l’actuel préfet d’Agou. Il est à ce poste depuis septembre 2021.
ATOP/BS/MEK






