
Tandjouaré, 31 mai (ATOP) – Le projet ‶initiation des jeunes du canton de Bagou sur les vertus de la forêt sacrée de Kpinkporgou″ est lancé, le jeudi 30 mai à Bagou dans la commune Tandjouaré 2.
Ce lancement marque le démarrage effectif du projet prévu pour durer 4 jours, soit du 30 mai au 2 juin prochain. L’activité a reçu l’appui financier du Fonds national de promotion culturelle (FNPC) du ministère de la Culture et du Tourisme à hauteur de 400.000 F CFA.
Le projet consiste à initier environ une quinzaine de jeunes filles et garçons du canton de Bagou sur les vertus de certaines plantes médicinales dans la forêt sacrée de Kpinkporgou pour soigner certaines pathologies que la médecine conventionnelle peine à guérir. A travers ledit projet, le promoteur, Kousaksimone Issifou voudrait amener ces jeunes à connaitre ces espèces végétales et à contribuer à la protection de cette forêt sacrée pour qu’en cas de besoin, on puisse trouver ces plantes à portée de main. C’est aussi une façon pour lui de promouvoir la médecine traditionnelle.
Les jeunes seront entretenus sur l’historique de la forêt sacrée de Kpinkporgou, des différentes plantes médicinales et leurs vertus, l’écosystème forestier, les plantes bienfaitrices, le bois fétiche et le site sacré naturel, l’importance de la préservation de la forêt sacrée de Kpinkporgou puis sur l’utilisation de l’eau de Kpinkperrgou.
Au lancement du projet, le directeur région des Arts et de la culture des Savanes, Dr. Abi Essozimna s’est réjoui de ce projet, une réponse non seulement aux problèmes de santé, mais aussi aux problèmes liés à la culture et à la tradition africaine. « Si nous comprenons que notre santé dépend de la forêt, si nous comprenons que nos rites dépendent aussi fortement de nos forêts, je pense qu’il est important que nos jeunes puissent apprendre déjà à les préserver », a indiqué Dr. Abi. Il a invité les participants à faire en sorte que les objectifs assignés à ce projet soient atteints.
Le promoteur Kousaksimone Issifoua souligné que : « ici, c’est une zone sacrée où il y a des plantes qui soignent des maladies que l’hôpital n’arrive pas à guérir. Par exemple si la femme porte grossesse et souffre de certains malaises à Kpinkporgou, il y a des plantes spécifiques pour traiter ces malaises. Il y a également des plantes pour soigner les maux de ventre, les morsures du serpent surtout ». Il a remercié le gouvernement qui lui a donné les moyens pour la réalisation de son projet.
Le chef du village de Bagou centre, Kousaksimone Laré, le représentant du chef de poste de police de Nano, adjudant Sama Aklesso, les groupements et associations de femmes et de jeunes du canton de Bagou ont pris part à la cérémonie de lancement. ATOP/BB/GKM






