
Agoè-Nyivé, 16 déc. (ATOP) – La Convergence globale des luttes pour la terre et l’eau Ouest africaine (CGLTE OA) a réuni, les 15 et 16 décembre à Agoè-Nyivé, des chefs traditionnels de l’Afrique de l’Ouest et du Centre pour une collaboration dans la gestion foncière.
Cette session a regroupé des garants des us et coutumes du Bénin, Ghana, Burkina Fasso, de la Côte d’ivoire, du Niger, Mali, Sénégal, Tchad, Cameroun et du Togo. Elle a pour objectif de renforcer la dynamique des us et coutumes en matière de gouvernance foncière et de justice climatique, en mettant un accent particulier sur l’accès sécurisé des femmes et jeunes à la terre. Il s’agit également de faire le point sur la mise en œuvre du plan d’action de l’alliance, identifier les acquis, actualiser et valider ce plan.
Les participants ont planché sur l’enjeu de la gouvernance foncière avec l’accès sécurisé des femmes et des jeunes à la terre et le changement climatique. Ils ont élaboré la charte de l’alliance et mené des réflexions prospectives sur les activités prioritaires du Forum social mondial (FSM). Les chefs coutumiers ont en outre adopté une charte de collaboration de l’alliance.
Le représentant du ministre en charge de la chefferie traditionnelle, Esso Koudjoou a fait savoir que la CGLTE OA, depuis sa mise en place en 2015, œuvre pour une gouvernance locale responsable et inclusive des ressources naturelles à savoir : la terre, l’eau et les semences paysannes. Il a souligné que la place foncière dans le développement de l’Afrique est cruciale car 70% dépend directement de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et des activités connexes.
Le porte-parole de CGLTE OA, Massa Koné s’est réjoui des travaux qui ont permis aux chefs de fédérer les associations, d’avoir un dialogue franc et de baliser certains contours indispensables à leurs collaborations.
Le chef canton Aflao Gakli, Togbui Dzidzolé Detu X, a rappelé que la chefferie traditionnelle au Togo jouit aujourd’hui d’excellents rapports avec l’Etat, après près d’un demi-siècle de mise en œuvre d’un décret colonial du 3 août 1959. Il a fait savoir qu’avec la constitution de la 5è République, la chefferie traditionnelle est mise en exergue comme une institution majeure et constitue un acteur important dans la gouvernance sociopolitique.
ATOP/ASA/BV






