Kougnohou, 9 mai (ATOP) – L’association Union Akébou a sensibilisé les populations des villages de Véh-N’Kougna, Djon, Gbéndé, Sérégbénè, Wadagni et Kamina dans les deux communes de la préfecture de l’Akébou sur les méfaits de l’exode massif des jeunes de la localité, lors d’une tournée les 7 et 8 mai.
Cette activité vise à éduquer et à sensibiliser les populations de l’Akébou sur les conséquences de l’exode massif des jeunes et surtout sur le phénomène de la prostitution des jeunes aventurières de moins de 18 ans dans des maisons closes au Burkina-Faso. Il s’agit également d’informer les parents, des traumatismes que ces jeunes filles subissent dans ces maisons closes.
Au cours de la tournée dans ces villages, les membres de l’association ont édifié ces populations sur l’origine de ce phénomène, les conséquences de la prostitution, les maladies sexuellement transmissibles et le décès de certaines personnes dans les pays hôtes.
Le président de l’association Union Akébou, Atara Koffi a indiqué que son association a organisé cette tournée pour éveiller les consciences afin de freiner ce phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans le milieu. « Si rien n’est fait, dans les mois et années avenir, les filles de la localité n’auront plus de dignité au Togo comme partout ailleurs. Les victimes de l’aventure et de la prostitution sont souvent trompées par les trafiquants et c’est sur les lieux qu’elles découvrent la réalité », a-t-il dit. M. Atara a fait savoir que les victimes qui arrivent à s’échapper de leurs gourous, sont soutenues par son association pour les rapatrier lorsque celle-ci est saisie.
Le préfet de l’Akébou, Yovo Koffi-Kuma, a assisté la séance de Wadagni. Il a salué cette initiative qui vient à point nommé soutenir les efforts du gouvernement dans la protection et la lutte contre le trafic des enfants et le bien-être de la jeunesse Togolaise. Il a invité les parents à prendre soins de leurs progénitures. Le préfet a mis en garde ceux qui s’adonnent à ce trafic de le cesser au risque d’être punis par la loi.
L’année dernière, 14 filles ont perdu leurs vies dans l’aventure. Les femmes mariés, mères d’enfants sont également concernées par ce phénomène dans la localité et surtout les filles de 12 à 16 ans.
ATOP/PM/DHK






