
Pagouda, 23 mars (ATOP) – La Journée internationale des droits de la femme (JIF) 2025 a été célébrée en différé, le samedi le 22 mars à Farendè, sous le thème mondial « Pour toutes les femmes et filles : droits, égalité et autonomisation ». La célébration a regroupé les femmes leaders, coaches, mentors et groupes organisés de femmes du canton de Lama-Dessi, dans la préfecture de la Binah.
C’est une initiative conjointe des ONG Care Internationale, WILDAF-Togo et La Colombe, avec l’appui technique et financier de l’Union européenne. Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Promotion et protection des droits et égalités (PPDE) de genre au Togo ».
L’évènement a permis de célébrer les victoires obtenues dans la lutte pour les droits de la femme et surtout de réfléchir sur le chemin restant à parcourir pour construire un avenir plus juste pour tous. Il a été question, entre autres, d’évaluer les actions concrètes des différents acteurs de la Kara, en général, et de la Binah, en particulier en matière de promotion des droits, de l’égalité et de l’autonomisation de la femme.
La journée a été marquée par des émissions radiophoniques sur le thème, des prestations de danses des femmes et celles du club des mères de Farendè ainsi que par des sketches de conscientisation sur les violences basées sur le genre. Il y a eu également des échanges sur l’engagement des femmes et jeunes filles dans la protection de leurs droits. Un gala de football féminin a aussi meublé la célébration.
Le représentant de la directrice exécutive de WILDAF-Togo, Tchein Dominique, a souligné que le 8 mars est une journée de réflexion et d’actions pour les femmes togolaises et du monde. Il a relevé que malgré les efforts du gouvernement et des ONG pour l’émancipation de la femme, beaucoup reste encore à faire. Il a interpellé tous les acteurs à la féminité et masculinité positive pour le bien des cellules familiales et des communautés à la base.
Mme Welabalo Tchanda, conseillère de la commune Binah 1, a entretenu les participants sur l’autonomisation des femmes, en soulignant qu’un niveau élevé d’éducation des femmes et des filles contribue à l’autonomie financière de celles-ci et à une croissance économique plus inclusive. Elle a fait savoir que l’amélioration des conditions de vie ainsi que la promotion de la justice et des droits économiques des femmes sont des valeurs à cultiver pour réduire progressivement la disparité entre les sexes.
Le coordinateur du projet PPDE, Tchakpi Ayouba, a salué les gouvernants pour leur politique de décentralisation et la place de choix accordée aux femmes. Il a signifié que cette activité « accompagne l’application d’approches innovantes de dialogues réflectifs pour adresser les normes sociales néfastes et promouvoir les valeurs culturelles et le comportement équitable ».
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