
Lomé, 30 oct. (ATOP) – Le club Black Stone de Lomé a remporté l’édition 2022 du championnat national de boxe en totalisant quatre médailles en or à l’issue des finales disputées le samedi 29 octobre, au stade omnisports de Lomé, terrain de handball. Il est suivi de Harlem boxing club avec 3 médailles en or et Lorenzo boxing club qui a remporté 2 médailles en or. Les combats se sont déroulés en trois rounds de 3mn.
Le ton des combats programmés pour la phase finale a été donné par le ministre des Sports et des Loisirs, Mme Lidi Bessi-Kama, en présence des cadres de son département, des présidents de fédérations sportives et du président de la Fédération togolaise de boxe (FETOBOXE), Dr. Kpakpo Mawussé.
Le combat qui a retenu l’attention du public reste celui de la catégorie Coq (56 Kg), opposant Vlavonou Olivier de Black Stone de Lomé à Nsougan Komlanvi du club de Notsè. Devant un public assoiffé d’actions et des officiels curieux, les deux adversaires ne se sont pas observés dès l’entame des hostilités. Entreprenants et engagés Vlavonou et Nsougan se rouaient de coups, chacun voulant à tout prix mettre l’autre au chaos. Au 2ème round, Nsougan se retrouve à la merci de Vlavonou qui lui assène des coups. Cependant, il a résisté jusqu’à la fin du 3e round. A la fin de ce dernier round, les arbitres à l’unanimité ont donné la victoire à Vlavonou Olivier de Black Stone qui ouvre le bal des médailles en or à son club.
Quarante boxeurs de 16 clubs sur les 20 affiliés à la FETOBOXE ont pris part à ce championnat. Il s’agit des clubs de Mango, Kantè, Sokodé, Atakpamé, Notsé, Tabligbo, Afagnan, Aného, de Lomé (Harlem, CBC, Kpalogo, Black stone, Entente, Lorenzo boxing club). Les policiers ont également pris part aux compétitions. Outre la catégorie cop, la compétition s’est aussi déroulée dans les catégories Mouche (49 kg), léger (60 kg), super léger (64 kg), welter (69 kg), moyen (75 kg), lourd (91 kg) et super lourd (91 kg plus).
Organisé par la FETOBOXE, ce championnat a permis de mettre en jambe les pugilistes, de jauger leur niveau technique et la performance physique de chaque athlète. Il a permis aussi d’identifier ceux qui doivent constituer l’équipe nationale dans toutes les catégories.
Le ministre des Sports et des Loisirs a indiqué que l’organisation de ce championnat national de boxe s’inscrit dans la dynamique d’actions entreprises il y a quelques mois par son département. Il s’agit des réformes statutaires, structurelles et techniques en matière du fonctionnement des associations sportives et de l’encadrement de la pratique des activités physiques et sportives. Pour elle, les compétitions nationales de boxe visent principalement à promouvoir les jeunes pugilistes, en vue de leur baliser la voix pour redorer l’image de la boxe togolaise sur l’échiquier international. Elle a exhorté les jeunes boxeurs en ces termes : « l’avenir vous appartient, vous avez le talent, il reste à travailler dur et à saisir votre chance pour marquer l’histoire de la boxe. J’en suis sûr, j’en ai la foi et la ferme conviction que vous en êtes capables ». La ministre a invité les membres du bureau de la FETOBOXE et les entraineurs à plus d’abnégation et à œuvrer également pour la promotion de la boxe féminine au Togo. Elle a promis un ring moderne et professionnel à la FETOBOXE pour la pratique de cette discipline dans un cadre conventionnel.
Le président de la FETOBOXE a exprimé sa gratitude au ministre pour son engagement en faveur de la promotion de la boxe togolaise. « Nous avons du potentiel et nous avons besoin davantage de soutien, d’accompagnement et des moyens pour être sur le podium », a relevé le président. Il a précisé que l’équipe nationale constituée sera le noyau, la base pour les préparatifs des compétitions régionales, continentales et internationales à venir. Le président a saisi l’occasion pour faire du champion, Kouégan Folly dit Prince Lorenzo, conseiller spécial chargée des relations publiques et de la promotion de la boxe auprès de la FETOBOXE.
Ce championnat de trois jours a débuté par la formation des boxeurs sur le thème « Sport et études » et une sensibilisation sur les produits prohibés dans le domaine du sport. Les entraineurs ont été aussi formés sur quelques notions, notamment la prise en charge du boxeur au cours d’une compétition et la non-violence au stade.
ATOP/AR/TD






