Lomé, 2 août (ATOP)- Le Centre Diabéobe, d’éducation thérapeutique du diabète et de l’obésité a initié, le samedi 30 juillet à Lomé, une rencontre d’échange avec des diabétiques et non diabétiques sur le thème « Santé et coaching des diabétiques » dans le cadre de la journée internationale de l’amitié. Une journée instituée par l’ONU pour encourager chaque année les gouvernements, les organisations internationales et les groupes de la société civile à organiser des événements, activités et initiatives contribuant aux efforts de la communauté internationale pour la promotion d’un dialogue entre les cultures, la solidarité, la compréhension mutuelle et la réconciliation.
Cette séance dénommée « groupe de parole » est une rencontre mensuelle du Centre diabéobe pour entretenir les diabétiques sur comment bien vivre avec la maladie. Elle a été une occasion pour le centre diabéobe et l’Association des amies de la joie, une association regroupant les diabétiques, de développer encore plus entre les membres, la compréhension mutuelle, la solidarité et l’amitié. Les diabétiques, membres de l’association des amis de la joie, ont l’habitude de recevoir des conseils médicaux, diététiques et psychologiques au cours des groupes de parole. C’est dans ce cadre que le promoteur du Centre, Dr Kodjo a voulu à travers le coaching apporter un appui aux diabétiques.
Le thème de la rencontre a été développé par Mme Emilie Tchoua Bodjona, Coach certifié en développement intégral.
Un mental fort pour mieux vivre
« Généralement pour avoir une santé parfaite, il faut être bien équilibré dans sa tête, il faut la joie, le bonheur et le bien-être. Et pour avoir la santé, il faut être bien dans sa peau » a confié Mme Bodjona. C’est dans ce contexte qu’elle a parlé de l’amour de soi, de l’estime de soi, des rapports que l’humain doit avoir avec l’environnement, les personnes qui l’entourent.
La coach a relevé que le choc reçu à l’annonce d’une mauvaise nouvelle compte beaucoup dans la suite de la vie. Dans le cas d’espèce, lorsque le diagnostic confirme qu’on est diabétique, plusieurs questions viennent à l’esprit du malade. Comment se prendre en charge ?, comment avoir un mental fort pour pouvoir accepter et se prendre en charge ? et malgré la maladie continuer par avoir le sourire par avoir la joie. Mme Bodjona précise que le mental c’est quelque chose de très important dans la vie d’une personne, pas seulement au niveau de la santé. « Avoir un mental d’acier, un mental fort nous permet d’avoir la force, de réussir dans tous les domaines de la vie surtout en matière de santé. A travers le développement personnel, on peut réussir à avoir un mental fort pour avoir la santé et l’épanouissement tous les domaines de notre vie. Tout se passe dans notre tête. Notre santé et épanouissement (tout) dépendent de nous », a-t-elle poursuivi.
Dr Kodjo Kossi Serge, endocrinologue, diabétologue et nutritionniste au CHU Sylvanus Olympio, fondateur du centre Diabéobe a rappelé que c’est dans la prise en charge de façon holistique, qu’ils sont en train de travailler sur le mental des diabétiques. « Ceci à commencer avec les écoutes psychologiques que nous faisons avec les psychologues au niveau du centre diabéobe mais nous nous sommes dits qu’il serait intéressant d’étudier certains concepts qui peuvent nous aider à mieux améliorer la qualité de vie de nos patients diabétiques. Il faut noter que nous avons fait un travail de thèse sur le vécu quotidien de l’annonce du diabète chez les patients diabétiques. Nous avons remarqué que beaucoup de patients vivent de façon douloureuse, (plus de 60% des patients), l’annonce du diabète ». Essentiellement ce qu’ils ressentent c’est surtout la tristesse et la peur. Ce qui est encore plus agaçant c’est l’influence de leur entourage. Dr Kodjo affirme que près de la moitié de ces patients avait une estime de soi très faible. « C’est dans cette optique que nous avons décidé de relever les difficultés que les femmes diabétiques vivent quotidiennement, à la suite du dernier groupe de parole que nous avions organisé à leur intention. il a été question. Nous nous sommes dits que ce serait intéressant d’essayer un nouveau concept, le coaching qui est un modèle que beaucoup de personnes développent en permettant à ceux qui sont coachés de pouvoir vivre. Ce coaching aujourd’hui nous l’avons découvert à travers Mme Bodjona. Elle a beaucoup parlé de certains éléments, l’estime de soi, l’amour de soi, cette confiance qu’on doit avoir en soi, et qui est souvent perdu lorsqu’on nous annonce la maladie. Nous travaillons aujourd’hui sur toute la personnalité du diabétique et non seulement s’occuper du diabète à l’hôpital, de la glycémie et des complications. C’est ce qui nous amène à essayer ce concept de coaching en santé pour les patients diabétiques ».
Pour le président de l’association les Amis de la joie, M. Komlan Ehlan, cette rencontre a permis de savoir comment vivre heureux dans la société avec le diabète surtout être positif dans toutes les situations. « Nous avons compris que beaucoup de nos patients ne maitrise pas comment vivre en société avec le diabète ? Le coaching est un moyen que le Dr Kodjo a trouvé pour amener les gens à être positif afin de vivre avec le diabète. Le diabète est une maladie comme les autres mais les gens sont stigmatisés par rapport à la maladie donc il faut démystifier cette maladie et vivre calmement avec en mettant en pratique le conseil des spécialistes », a-t-il indiqué.
Se faire plaisir
La présentation et fabrication de biscuits sans sucre par Mme Hales Catherine de la Ferme Terre sacrée de Kati a été également un moyen pour les diabétiques se faire plaisir à tout moment sans aggraver l’état de leur santé.
Mme Hales a appris aux diabétiques à fabriquer les biscuits, les cakes et les tartres à base de bananes. « Les diabétiques se privent, des fois de manger des aliments sucrés. Alors qu’ils peuvent se donner la joie en mangeant de petites gourmandises faites à base de bananes, poudre d’amande, de flocons d’avoine, de cannelle, de raisin, de pomme rappée, de poudre de gingembre et de jus de citron. Elle précise que les composantes difficiles à trouver ou qui coûtent chers, peuvent être substituées par des produits locaux et de consommer surtout des quantités raisonnables ».
ATOP/TD/CA






