
Sokodé, 13 mars (ATOP) – Les femmes et les filles des communes Tchaoudjo 4 et Tchamba 3, dans les préfectures de Tchaoudjo et Tchamba, ont célébré, simultanément, le mercredi 11 mars à Agouloudè et à Kaboli, la journée internationale des droits de la femme, édition 2026. Elles ont prôné l’égalité des droits et une justice équitable à leur endroit.
Marquée, dans chaque commune, par une caravane et une sensibilisation, la célébration a vu les autorités locales prendre des engagements publics en faveur de l’égalité. Elle vise à promouvoir l’égalité des droits et une justice équitable pour les femmes et les filles à travers la sensibilisation, le plaidoyer et l’engagement communautaire

Commémorée chaque 8 mars, cette édition est placée sous le thème : « Droits, justice, action : pour toutes les femmes et les filles ». Elle a été organisée par les cantons de ces communes, avec l’appui financier de Plan International Togo et l’accompagnement technique de l’association Enfants, jeunes, femmes et développement (EJFD).
Les caravanières ont sillonné les artères des chefs-lieux de ces communes avec des chants valorisant le rôle de la femme. Accueillies au point de chute par les autorités locales, les participantes et le public ont écouté des communications suivies d’échanges interactifs sur le thème. Il met l’accent sur la nécessité de garantir l’égalité, la protection et l’autonomisation des femmes dans tous les domaines. Des sketches ont également mis en lumière l’importance de l’éducation des filles et le rôle des femmes dans la communauté.
A Agouloudè, le directeur préfectoral des Solidarités de Tchaoudjo, Assoumanou Badji a insisté sur l’obligation pour tous de respecter les droits des femmes, de rendre à celles-ci, une justice équitable et d’agir pour leur émergence. Il a rappelé, dans ce cadre, les rôles que doivent jouer les pouvoirs publics et la société civile.
Le maire de Tchaoudjo 4, Tchagnao Kpégouni a rappelé les efforts du gouvernement dans la promotion et la protection des droits des femmes. Il a invité celles-ci à signaler toute violation de leurs droits et à exploiter les mécanismes mis en place pour leur autonomisation socio-économique.
Le superviseur de EJFD pour le compte des 23 cantons des préfectures de Tchaoudjo et Tchamba, Ouro-Bere Seke a salué la mobilisation des femmes et des filles à cette célébration qui témoigne, selon lui, de leur prise de conscience sur la nécessité d’agir pour le respect de leurs droits.
A Kaboli, la directrice exécutive de l’EJFD, Mme Monique Boyodé, a rappelé les avancées obtenues grâce aux luttes menées par les générations précédentes, tout en soulignant les défis persistants. Elle a appelé à une mobilisation accrue pour combattre les pratiques et normes sociales dans les communautés qui sapent les efforts pour l’atteinte de l’égalité.
Le représentant du maire de Tchamba 3, Irénabi Affo, a affirmé que l’égalité des droits constitue un levier essentiel du développement local. Il a convié les femmes et les filles à prendre conscience de leur rôle dans la société.
Les manifestations ont rassemblé les autorités administratives, traditionnelles et religieuses ainsi que des jeunes garçons des cantons de Wassarabo, Kpassouadè et Agouloudè dans la commune de Tchaoudjo 4 et Kaboli, Goubi et Balanka, dans la commune de Tchamba 3.
ATOP/MEK/BV






