
Kara, 23 juil. (ATOP) – De nombreuses autorités traditionnelles de toutes les régions du pays, assistent aux luttes traditionnelles « Evala ». Ces représentants des us et coutumes ont confié au correspondant de l’Agence togolaise de presse (ATOP), l’importance de leur présence, chaque année, à cette manifestation culturelle en pays kabyè.
« C’est important pour moi d’être présent tous les ans parce que la culture c’est notre raison d’être. Le Père de la nation avait l’habitude de dire : Togolais, nous sommes, Togolais nous devons le rester et le Président du Conseil a appuyé cela en demandant qu’au moins chaque préfecture soit représentée lors des célébrations des fêtes traditionnelles dans nos différentes localités. C’est important ce brassage et intéressant de prendre part à ce grand événement », a confié Médjissiribi Madanoun, chef du canton de Kadambara, dans la préfecture de Tchaoudjo.
Evala, une manifestation de valorisation de la tradition
Togbui Kini IV et Anonene IV, chefs cantons de Kinikondji et de Kougnohou, dans les préfectures de Yoto et d’Akébou saluent cette manifestation de valorisation de la tradition qui leur offre une occasion de retrouvailles avec leurs collègues du Nord. « La culture est un vecteur de compréhension mutuelle et de respect des différences, qui favorisent le vivre ensemble dans un monde de plus en plus globalisé », a ajouté Togbui Kini IV.
« C’est une bonne initiative de la part de la communauté kabyè qui démontre par cette célébration annuelle l’importance pour tous les peuples du Togo de préserver leur culture qui demeure la seule richesse quand l’on a tout perdu », a indiqué Togbui Komlanvi Edoh II, chef du canton d’Assrama dans la préfecture de Haho. Il s’est dit content d’assister à cette fête traditionnelle précisant qu’ils ont aussi la leur qui est Agbogbozan.
Un brassage culturel entre les gardiens des us et coutumes
« C’est très utile de vivre ces moments parce que c’est une sorte d’échange culturelle. Et il est important de découvrir ce qui se passe sous d’autres cieux. Nos collègues chefs viennent aussi assister à nos évènements culturels. Ce sont des occasions qui nous enrichissent mutuellement », a laissé entendre, Togbé Egulété-Lété XI, chef du canton d’Agou Tavié dans la préfecture d’Agou.
M. Zewou Kossi est le chef du canton de N’Koti dans la préfecture de Blitta. Il explique sa présence, pour la nième fois, à ce rite initiatique séculaire au regard de l’importance de la culture. « La culture joue un rôle dans la société, influençant notre identité, nos interactions sociales, notre développement personnel et même notre économie », a-t-il relevé.
« Participer aux Evala, c’est célébrer la culture qui est un moteur de créativité, un vecteur de transmission du patrimoine et un facteur d’unité et de compréhension. C’est pourquoi je ne voulais pas manquer cette opportunité de communier avec nos frères et sœurs kabyè », a renchéri le chef Gouyagando Atcha du canton d’Affem, dans la préfecture de Tchamba.
Evala, une composante de la culture togolaise
Le chef du canton de Agouyiboè dans la préfecture d’Agou, Togbui Komassi IV a quant à lui souligné que « la culture façonne notre identité individuelle et collective, nous reliant à une histoire, des valeurs et des traditions communes ».
« La culture favorise le dialogue, l’échange et la compréhension mutuelle, créant des liens forts entre les individus et les communautés, c’est pourquoi là où elle est célébrée nos pieds n’hésitent pas à y aller », a appuyé la Reine mère Sikabia de Kovié Konda dans la préfecture de Kpélé.
M. Lema Aladji, chef du canton de Helota dans la préfecture de la Kéran a conclu en soulignant que Evala fait partie de la culture togolaise qui est un pilier essentiel de la société, un moteur de développement et un facteur d’unité et de progrès. Pour lui, c’est ce qui motive sa présence aux côtés de ses frères et sœurs de la Kozah et d’Agbandè-Yaka dans le Doufelgou.
ATOP/MEK/TAL/BA






