
Sokodé, 13 jan. (ATOP) – La fête Adossa-Gadao de la communauté Tem de la préfecture de Tchaoudjo, comme de tradition, s’est poursuivie, le dimanche 12 janvier, avec l’exécution de la danse « Kosso » par de milliers de femmes rassemblées au stade municipal de Sokodé.

Comme l’année dernière, l’éclat de cette manifestation culturelle a été réhaussée par la présence de M. Foli-Bazi Katari, cadre du milieu et ministre de l’Environnement et des Ressources forestières. Il avait, à ses côtés, d’autres cadres de Tchaoudjo et des femmes dignitaires.
Les femmes Tem, vêtues de tenues traditionnelles et magnifiquement parées, ont chanté et exécuté la danse « Kosso » en cercle pendant près de deux heures d’horloge en balançant leurs pagnes de droite à gauche et vice-versa sous les ovations du public. Cette danse permet d’exhiber la beauté de la femme Tem, une beauté naturelle qui se reflète à travers sa tenue vestimentaire, c’est-à-dire, la beauté des pagnes et parures traditionnels qu’elle porte. Elle est réservée seulement à la femme et à la jeune fille Tem et s’exécute au lendemain de la fête Adossa-Gadao en soutien aux jeunes initiés.
« Kosso », une danse importée du Bénin
La porte-parole des danseuses, Mme Korodowou-Ahini Aferiwè a fait savoir que la danse Kosso a pour origine Djougou, au Bénin. « Nos tantes ont vu cette danse s’exécuter là et l’ont copié », a-t-elle confié. Mme Korodowou-Ahini précise que « pour danser Kosso, la femme ou la jeune fille doit porter une tenue traditionnelle ». Elle souligne que « cette tenue vestimentaire est notre identité, celle de la femme Tem, de la femme Kotokoli. Cela traduit ce que nos arrières parents ont fait, c’est une perpétuité de la tradition Tem ». Mme Korodowou-Ahini félicite leurs mamans pour avoir perpétué cette tradition. « La danse Kosso, fait la fierté de la femme Tem et nous remercions nos mamans de l’avoir perpétué », a-t-elle dit, saluant la volonté des jeunes filles de conserver cette tradition. « Vous voyez les jeunes filles impliquées dans cette danse, elles sont entrain de suivre nos pas », se réjouie-t-elle. « Notre souhait c’est que cette danse qui représente l’identité de la femme Tem, qui valorise la beauté de celle-ci et qui fait sa fierté soit immortalisée », a dit Mme Korodowou-Ahini.
Les femmes dignitaires au 1er rang dans la loge officielle

Mme Korodowou-Ahini a remercié le comité d’organisation de la fête « Adossa-Gadao » pour avoir innové cette année en plaçant les femmes dignitaires au premier rang dans la loge officielle. Pour elle, c’est une source de fierté pour les femmes et une motivation qui vient encore les galvaniser dans l’exécution de la danse Kosso. « Les femmes dignitaires sont les leaders des femmes et nous sommes encore plus heureuses et honorées de danser sous le regard avisé de nos guides », a-t-elle laissé entendre.
Joyeuses de toujours compter sur le soutien des hommes
Pour Mme Korodowou-Ahini, c’est une joie pour les femmes de constater que d’année en année les hommes sont de plus en plus nombreux à faire le déplacement du lieu pour les encourager et les soutenir. « Même s’ils ne dansent pas, ils sont toujours mobilisés derrière nous. Ce sont nos maris, nos frères, nos enfants et nous savons de par leur présence que nous pouvons en tout temps compter sur eux », a-t-elle signifié.
La porte-parole des femmes a exprimé sa gratitude au chef de l’Etat, Faure Gnassingbé pour sa politique de paix et de sécurité qui leur permet d’exécuter chaque année cette danse.
En marge de cette danse, les spectateurs ont suivi une séance de course et danse des chevaux.
ATOP/MEK/BV






