
Lomé, 16 déc. (ATOP) – Les autorités locales et acteurs du secteur agricole des préfectures de Tône, Anié, Est-Mono, Wawa, Doufelgou, Cinkasse, Sotouboua, Blitta et Mô ont été sensibilisés, du 13 au 15 décembre, sur les dispositions pratiques de gestion des troupeaux bovins dans l’approche Zones d’aménagement de production bovine (ZAPB).
Ces sensibilisations ont été menées par des missions dépêchées par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement rural. Elles ont pour objectif d’améliorer la gestion des troupeaux bovins au Togo en amenant les parties prenantes à adhérer à cette nouvelle approche pour éviter les conflits entre agriculteurs et éleveurs. Il s’est agi, spécifiquement, d’informer les autorités administratives locales (préfets, maires, chefs cantons) et les acteurs du secteur agricole (agriculteurs et éleveurs) sur les ZAPB. Les rencontres ont aussi permis d’échanger avec les autorités locales sur l’identification et la sécurisation des sites ZAPB au niveau préfectoral.
Les ZAPB sont de vastes espaces d’une superficie minimale de 50 ha aménagés, avec des infrastructures pastorales nécessaires (approvisionnement en eau, production fourragère et autres) pour accueillir en pâturage les animaux locaux et les transhumants. Dix (10) domaines pilotes sont déjà identifiés sur le territoire national. Il est envisagé de continuer la sécurisation de ces domaines à travers leur balisage et la prise des actes juridiques spécifiques.
Cette approche initiée par le gouvernement à travers le ministère en charge de l’Agriculture et de l’Elevage est une innovation et une solution à la disponibilité des espaces pâturables et la gestion efficace des bovins. Elle permet en effet de regrouper les animaux à ces endroits précis, et faciliter ainsi leur contrôle. C’est aussi une solution apportée à la transhumance face aux effets des changements climatiques.
Les participants ont été entretenus sur la promotion de l’élevage pour combler le déficit national en produits carnés ; la production et la transformation des produits laitiers pour combler le déficit national ; les méfaits de la divagation des animaux qui engendrent des conflits récurrents et parfois des pertes en vies humaines. Ils ont été également éclairés sur la gestion des conflits entre éleveurs et agriculteurs ainsi que sur les biens fondés et la nécessité d’identifier dans chaque préfecture des sites de ZAPB.
Les chefs de mission ont souligné que ces zones dès qu’elles seront créées permettront de regrouper les troupeaux de bœufs en un endroit bien circonscrit avec une traçabilité des animaux et de leurs propriétaires pour éviter leur divagation pouvant engendrer des dévastations des cultures agricoles qui sont sources de conflits entre agriculteurs et éleveurs. Ils ont expliqué qu’un tel projet ne peut réussir sans l’implication des acteurs agricoles dont les propriétaires terriens parce que la création de ces zones appelle à la disponibilité des terres. Raison pour laquelle, ils ont appelé les autorités locales et les chefs cantons à sensibiliser les populations sur les biens fondés de ce projet afin que des terres soient cédées au profit de ces zones qui vont être créés.
Les autorités locales et les chefs canton ont remercié le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé pour sa politique agricole. Ils ont salué l’initiative des ZAP Bovines et promis jouer leur partition pour leur concrétisation.
Les mêmes sensibilisations se sont déroulées dans toutes les autres préfectures du pays.
ATOP/MEK






