Dapaong, 2 août (ATOP) – L’association Club des Femmes des Savanes pour la Promotion de la Culture (CFSPC) a organisé, le dimanche 31 juillet à Dapaong, une réflexion autour du droit de la femme pour marquer la célébration de la journée de la femme africaine.
Cette célébration a été placée sous le thème : « femmes engagées pour la paix et la cohésion sociale ». Les femmes de la région des Savanes et les autorités locales ont échangé autour des contraintes majeures au bien-être et au développement de la gent féminine.
Les discussions ont permis aux femmes d’exprimer les difficultés auxquelles elles sont confrontées au quotidien. Elles ont indiqué, entre autres, l’accès difficile des femmes à la terre et aux crédits ; la spoliation des biens hérités du défunt mari. Elles ont également évoqué l’analphabétisme, le manque d’information et de formation, le blocage des marchandises par l’Office Togolais de Recettes (OTR) dû au manque de reçu formel du fournisseur après les achats. Les échanges ont porté aussi sur le rôle de la femme dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent et la formation des femmes membres du CFSPC sur leur implication pour une gouvernance locale participative.
Ces différents thèmes ont été développés par le directeur préfectoral de la promotion de la femme, Georges Koudjalé et la chargée de l’Action sociale à Korbongou, Mme Nam Ladibo. Ils ont encouragé les femmes à continuer leur lutte pour l’autonomisation économique. Les orateurs ont énuméré les efforts du gouvernement pour accompagner la femme togolaise notamment le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) ; le programme d’alphabétisation ; la suppression des frais scolaires ; les filets sociaux de base ; les programmes de cantines scolaires ; le programme WEZOU ainsi que les appuis en équipements et intrants agricoles aux groupements et coopératives de femmes des Savanes.
La première adjointe au maire de la commune Tône 1, Mme Jalombi Sayabè a salué l’association pour cette initiative qui permet de faire des plaidoyers auprès des gouvernants en vue de la prise en compte de la femme dans la gestion des affaires publiques locales. Selon elle, la participation des femmes dans le maintien de la paix et de la cohésion sociale doit-être prise en charge à tous les niveaux et de manière continue.
Pour la vice-présidente du CFSPC, Mme Nanouli Julienne, la journée de la femme africaine est une occasion de fédérer les énergies pour promouvoir les droits de la femme africaine. Elle a fait valoir que cette célébration permet de lutter contre les stéréotypes sexistes afin de promouvoir l’égalité des droits entre les hommes et les femmes. C’est l’occasion de donner la parole aux femmes et de les amener à prendre conscience de leur importance dans le maintien de la paix et de la cohésion sociale dans la région des Savanes menacée par l’extrémisme violent, a-t-elle dit.
L’ambiance festive de la célébration a été entretenue par la présidente du CFSPC, Mme Tchédé Amina, artiste togolaise de la chanson.
Par ailleurs, le rôle de la femme dans la sauvegarde de la paix et la cohésion sociale ainsi que la vie après le Covid-19 était au cœur d’une émission radiophonique.
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