
Lomé, 1er mai (ATOP) – Les travailleurs de la Coordination des centrales syndicales du Togo (CCST) et de la Synergie des travailleurs du Togo (STT) ont exprimé des faits et des réalités douloureux dans les ménages et dans les cœurs, le vendredi 1er mai, lors de la journée internationale de lutte des travailleurs à l’issue du défilé à Lomé.
Le défilé a rassemblé plusieurs travailleurs, notamment ceux de la Zone franche, de la Loterie nationale togolaise (LONATO), des coiffeuses et des revendeuses de fruits. Au son des trompettes, les travailleurs ont sillonné les artères des rues de Lomé à partir de la Bourse du travail et ont achevé leur marche sur l’esplanade du Palais des congrès.

La cérémonie officielle de commémoration a connu la présence de plusieurs personnalités, entre autres, le secrétaire général du gouvernement, Stanislas Bamouni Baba, le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Kodjo Sévon-Tépé Adedze, la ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Mme Martine Moni Sankaredja.
Les doléances des travailleurs ont été présenté par M. Senouvo Vissikou, secrétaire général de l’Union nationale des syndicats indépendants du Togo (UNSIT). Il a indiqué que la présentation du cahier des doléances des travailleurs n’est ni une tradition, ni une simple formalité, mais plutôt une occasion d’exprimer des faits et des réalités douloureuses dans les ménages et dans les cœurs.
Plusieurs doléances ont été soumis au gouvernement et au patronat. Il s’agit de la mise en conformité de la législation nationale du Travail et son application, en matière de droits et libertés fondamentales, avec les normes internationales du travail, du rétablissement du dialogue social, et de la reconnaissance effective des syndicats comme des organisations d’utilité publique en leurs accordant le plein moyen de leurs rôles et de leurs actions. Il a aussi été demandé au gouvernement et au patronat d’accorder plus d’attention aux travailleurs de l’économie informelle, non ou mal couverts par la protection sociale. « Nous voulons avoir grand espoir que les doléances feront l’objet de réponses verbales, de suivi épistolaire et surtout de traitement concret » a indiqué M. Senouvo Vissikou.
En réponse aux doléances présentées, le Président du Conseil national du patronat du Togo, Coami Sedolo Laurent Tamegnon a rassuré que « les préoccupations soulevées retiennent toute notre attention. Le patronat réaffirme son engagement à œuvrer aux côtés du gouvernement et des partenaires à la recherche de solutions équilibrées, réalistes et durables. Nous proposons le renforcement du dialogue social permanent, l’amélioration progressive des conditions de travail dans le respect des capacités réelles des entreprises, le soutien à l’entrepreneuriat et à l’investissement, la consolidation du climat d’affaires, la promotion d’un environnement de travail décent et respectueux des droits humains ».
Le secrétaire général Stanislas Bamouni Baba a encouragé les travailleurs et les employeurs à poursuivre leur engagement au service du développement du Togo. « Le travail est bien plus qu’une source de revenus. Il est le fondement de la dignité humaine, le vecteur de l’intégration sociale et le pilier de la stabilité économique. Le gouvernement reste résolument engagé à promouvoir un environnement de travail décent, équitable et sécurisé pour tous » a-t-il soutenu.
ATOP/EAG/SED/KYA






