Kpalimé, 27 juil. (ATOP) – La population de Kouma-Adamé, à 15 km au nord-ouest de Kpalimé, a été conviée à une prise de conscience face au phénomène de l’exode rural lors d’une rencontre de sensibilisation le mardi 26 juillet.
Cette sensibilisation est une initiative de l’association « Petite Sœur à Sœur », dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Amélioration des conditions de vie et de santé des filles et des jeunes femmes vulnérables et leurs familles ». Elle a reçu l’appui de l’Action Medeor et du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ).
A travers des échanges, il était question d’éveiller la conscience de la jeunesse et des parents sur le danger de la migration vers la ville. Il s’est agi également de discuter avec la population sur ce phénomène afin de trouver des pistes de solution. Un sketch, relatant les mésaventures d’un jeune ayant quitté le village pour la ville à la recherche d’une meilleure condition de vie, a été présenté à l’assistance.
La psychologue de Petite Sœur à Sœur, Mme Drackey-Lawson Sibi Akofa, et l’assistante suivi-évaluation, Mme Kékéssi Edwige ont défini l’exode rural comme le départ massif des populations rurales à destination des villes, motivé par la recherche de meilleures conditions de vie. Elles ont présenté comment certains jeunes, en quittant le village pour la ville, ne sachant pas où s’installer, s’en vont s’adonner à des activités sexuelles ou à des fréquentations malsaines pour survivre.
« Des jeunes filles s’installent souvent dans des « maisons closes » ; plusieurs sont exposées aux intempéries, au banditisme, à la drogue et d’autres deviennent des objets sexuels entre les mains des proxénètes », ont renchéri les intervenantes. Elles ont déploré que certains des parents au village ne savent rien des conditions de vie de leurs enfants en villes, d’autant plus qu’elles leur envoient de l’argent et des cadeaux pour ne pas éveiller les soupçons.
Les deux animatrices se sont appesanties sur les risques auxquelles s’exposent ces jeunes, surtout les filles. Il s’agit notamment des maladies et des infections sexuellement transmissibles, le VIH/SIDA, la prison, la délinquance avec ses corolaires tels que, l’usage de la drogue, la criminalité, le vol, la prostitution, la perte de l’estime et de la confiance en soi, la peur et la mort. Les deux oratrices ont lancé un appel aux autorités locales et aux parents, les invitant à réfléchir et à trouver des moments pour discuter de ce phénomène. Elles ont souhaité que des lieux de loisirs et de récréation ; des centres de formation et des infrastructures soient créées dans les villages afin que les jeunes puissent s’épanouir et se réaliser dans leurs milieux.
Mmes Drackey-Lawson Sibi Akofa et Kékéssi Edwige ont appelé les parents à plus de responsabilité, les exhortant à veiller sur leurs enfants. La séance s’est déroulée en présence du maire de la commune de Kloto 3, Kossi Mawuli Amuaku et du chef du village de Kouma-Adamé, Togbui Kotor-Vuti V.
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