
Kpalimé, 20 mars (ATOP) – Les autorités administratives et traditionnelles de la préfecture de Kloto ont organisé, le lundi 20 mars à Kpalimé, une journée de réflexion sur le thème « la parenté responsable », pour identifier les actions à mener dans les communautés afin de prévenir le phénomène de la prostitution des jeunes filles.
Cette journée de réflexion est un volet du projet « Amélioration des conditions de vie et de la santé des filles et des jeunes femmes vulnérables et leurs familles ». Elle est initiée par l’association « Petite Sœur A Sœur » et bénéficie de l’accompagnement de l’ONG Action Medeor et du ministère Fédéral allemand de la Coopération et du Développement économique (BMZ).
L’objectif est d’apprécier les activités réalisées dans le cadre de la mise en œuvre des plans d’actions élaborés lors des ateliers précédents par les autorités administratives et traditionnelles. Il s’agit aussi de consolider les connaissances de ces autorités pour poursuivre les actions permanentes en vue de donner plus de perspectives aux jeunes.
La journée a permis d’évaluer les activités menées par les autorités administratives et traditionnelles dans leurs localités et de mener des actions permanentes à l’endroit des jeunes. Des résolutions ont été prises pour la continuité des actions dans les différentes localités. Ils ont été exhortés et encouragées à poursuivre leurs activités de protection et de soutien des jeunes pour venir à bout du phénomène de la prostitution juvénile.
Les parents ont été conviés à assurer aux enfants, des conditions indispensables à leur épanouissement et à susciter la collaboration entre les différents acteurs pour la mise en œuvre des plans d’actions susceptibles de favoriser la lutte contre la prostitution.
Les participants ont suivi des communications sur l’état d’avancement du projet ; un exposé sur la parenté responsable : importance, conditions et fonctions. Ils ont mis en œuvre des plans d’actions élaborés lors de la précédente journée de réflexion. Ces présentations ont été suivies des travaux de groupe sur le rôle des acteurs en lien avec le thème.
La directrice exécutive de PSAS, Mme Ama Yawo-Akototsè a relevé l’ampleur du phénomène ainsi que les conséquences qui en découlent. Il s’agit des grossesses précoces et non désirées, les IST/VIH/SIDA, la consommation des substances psychoactives, la recrudescence de leur vulnérabilité et parfois la mort. Elle a invité les participants à conscientiser les jeunes filles qui exercent cette activité.
Le chargé du contrôle de la légalité, Hodénou Alognon Kpénou, s’est réjoui de ce projet qui vient appuyer les efforts du gouvernement pour arrêter la prostitution des jeunes filles.
Le secrétaire général de la commune de Kloto 1, Dr. Dogo Tchala a invité les autorités administratives à réfléchir et à débattre sur la parenté responsable afin d’identifier des actions et stratégies concrètes à mener pour combattre ce phénomène.
ATOP/AYH/TD






