
Kpalimé, 6 oct. (ATOP) – Les élèves du Lycée de Kpodzi ont été sensibilisés, le lundi 6 octobre à Kpalimé, sur les causes et les conséquences des grossesses précoces et non désirées.
Cette activité s’inscrit dans le cadre de la deuxième campagne de sensibilisation et d’éducation sur la santé sexuelle et reproductive (SSR) à l’intention des jeunes en milieu scolaire. La campagne se déroule dans 14 établissements scolaires de la préfecture de Kloto.
L’activité est initiée par la Croix-Rouge togolaise-section locale de Kpalimé, en collaboration avec l’association Action Togo Lait, la direction préfectorale de la santé et la direction régionale de l’éducation. Elle vise à prévenir les grossesses précoces et non désirées en milieu scolaire, ainsi qu’à renforcer les connaissances des élèves sur leurs droits en matière de santé sexuelle et à les rendre responsables face aux défis des cas de grossesses en milieu scolaire.
Les séances ont été animées par Kassime Bintou épse Nayao, sage-femme d’Etat, Lawani Nazife, assistant médical à la direction préfectorale de la santé ainsi qu’une équipe de personnes ressources de la Croix-Rouge togolaise – section de Kpalimé.
Dans les établissements scolaires, les prestataires ont animé des causeries éducatives, sensibilisé les jeunes sur les problématiques des grossesses précoces et non désirées, et les moyens de prévention. Ils leur ont prodigué des conseils et fourni des assistances en SSR/PF au sein de ces établissements ciblés pour une sexualité responsable.
Des séances interactives ont permi aux animateurs d’aborder des thématiques longtemps restées tabous : les changements liés à la puberté, les méthodes de contraception, les infections sexuellement transmissibles (IST). D’autres thèmes comme les violences basées sur le genre, les causes et les conséquences et les moyens de prévention des grossesses précoces et non désirées, la gestion des cycles menstruelles et l’utilisation des méthodes modernes de contraception ont été aussi discutés.
Le proviseur du Lycée de Kpodzi, Kpatiko Simiti Yawo, a indiqué qu’il est essentiel que les élèves aient accès à une information fiable sur la santé sexuelle et de reproduction adaptée à leur âge et à leur réalité. Il a attiré leur attention sur la prévention, qui est un moyen, susceptible de les guider dans leur vie.
Le président de la Croix rouge togolaise, section locale de Kpalimé, Ahoanou Kokou a déploré le nombre de cas de grossesses précoces dans les milieux scolaires. « Aujourd’hui, avec l’émergence des moyens de communication dans l’audiovisuel et des médias sociaux, les jeunes et adolescents, s’adonnent à des pratiques indécentes. Les conséquences en termes de grossesse non désirées sont multiples : « des avortements clandestins, des décès et une incidence sur la scolarité des jeunes filles », a-t-il précisé. Le président a souligné que son vœu est de voir les filles poursuivre leur étude pour s’assurer un meilleur avenir.
1 222 cas de grossesses précoces ont été enregistrés entre septembre 2020 et mars 2021 en milieu scolaire.
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