
Kpalimé, 22 mai (ATOP) – Les acteurs de l’éducation ont été appelés, le mercredi 21 mai à Kpalimé, à se mobiliser autour des enjeux et défis de l’éducation en situation d’urgence (ESU). C’est lors de la célébration de la Semaine mondiale d’action pour l’éducation (SMAE) 2025.
Placée sous le thème : « Protéger l’éducation en cas d’urgence », cette semaine est initiée par la Coalition nationale togolaise pour l’éducation pour tous (CNT/EPT). Elle a reçu l’appui financier du Ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ) et le soutien de Christoffel-Blindenmission (CBM).
L’objectif est de mobiliser et travailler avec les écoles, les communautés et les groupes marginalisés pour exiger des politiques et des actions urgentes en faveur de l’ESU, en ciblant le gouvernement et les responsables à différents niveaux. Il s’agit, entre autres, de faire pression sur les gouvernants pour la prise de mesures urgentes. Ceci en traduisant les engagements mondiaux en politiques et programmes nationaux et en garantissant un financement durable de l’ESU dans le budget national de l’éducation et dans les budgets des agences concernées. Cette semaine permet également de plaider en faveur de la mise en place de systèmes d’éducation publique résilients et durables, capables de se préparer, de réagir et de se reconstruire en temps de crise. C’est aussi l’occasion d’appeler la communauté internationale à créer un Fonds mondial pour les salaires des enseignants afin de soutenir ceux travaillant dans des contextes d’urgence.
La célébration a été marquée par la remise solennelle des exemplaires du document de plaidoyer au directeur régional de l’Education (DRE) des Plateaux-ouest, Alpha Kao Mollah et aux autorités préfectorales et communales.
Le président du conseil d’administration de la CNT/EPT, Egbenyimon Eyessi a affirmé que l’éducation et la protection sont devenues des domaines importants pour le bien-être des enfants. Il a rappelé les situations d’urgence qui empêchent l’école de se dérouler normalement, citant, entre autres, la covid-19, l’extrémisme violent au nord du pays et les crises liées aux changements climatiques.
M. Alpha a souligné que le thème appelle à réfléchir sur l’éducation en période de crise. En dehors des situations de crises habituellement connues, il est aussi question de plancher sur les situations de crise qui se vivent quotidiennement dans l’indifférence avec la non scolarisation des orphelins et autres enfants vulnérables, a-t-il ajouté. Le directeur régional de l’éducation a interpellé chaque acteur sur le rôle qu’il doit jouer pour aider ces enfants à retrouver le chemin de l’école.
Le secrétaire général de la préfecture de Kloto, Essolabina Bakaï, a relevé l’importance du thème et salué les efforts que l’autorité déploie pour anticiper les situations de crises dans le nord du pays.
ATOP/AYH/MEK






