
Kara, 12 juil. (ATOP) – Un atelier de pré-validation régionale du document de l’état de conservation de biosphère Oti-Kéran/Oti-Mandouri (OKM) et du rapport d’examen périodique « Man and Biosphère (MAB) de l’UNESCO s’est tenu, le jeudi 11 juillet à Kara, à l’intention des acteurs impliqués dans les mécanismes de gestion des aires protégées.
Initié par le ministère de l’Environnement et des ressources forestières (MERF) à travers la direction des ressources forestières, cet atelier de validation régionale s’inscrit dans le cadre du programme « Man and Biosphère (MAB) ou l’Homme et la biosphère en français», un programme de l’UNESCO pour promouvoir le label réserve de biosphère. Il a réuni une trentaine d’acteurs des régions des Savanes et de la Kara, essentiellement les maires des communes Kéran 1 et 2 ; Oti Sud 1 et 2 ; Kpendjal 1 et Kpendjal Ouest, les cadres des directions générales et centrales des services déconcentrés du ministère de l’Environnement. La commission nationale togolaise de l’Organisation des Nations Unies pour la Science, l’éducation et la culture (UNESCO) a pris aussi part aux travaux.
La rencontre a permis de recueillir les observations et des amendements des participants visant à améliorer le contenu des documents. Les participants ont été éclairés sur les grandes lignes du formulaire d’examen périodique, notamment la réserve de biosphère ; les changements importants survenus dans la réserve de biosphère au-cours des dix dernières années (2210-2022). Ils ont également pris connaissance des services écosystémiques, de la fonction de conservation, de développement et d’appui logistique, la gouvernance et la gestion coordonnée de la réserve de biosphère.
Le chef division de la normalisation et du suivi à la direction des ressources forestières, Lt-Colonel Afoda Chamsoudine, a relevé que dans le souci de renforcer les mécanismes de gestion des aires protégées du complexe OKM, le Togo a adhéré au programme « l’Homme et la biosphère de l’UNESCO ». Cette adhésion, a-t-il précisé, s’est matérialisée par l’inscription en 2011 des deux aires protégées formant le complexe OKM et qui constituent la première biosphère de réserve du pays avec une superficie de 179.000 hectares. La seconde réserve de biosphère du pays est la réserve transfrontalière du Mono partagée avec le Benin et qui englobe les aires protégées de Togodo nord et sud sur une superficie totale de 20.378.856 hectares, a précisé Lt-Col Afoda.
Le maire de la commune Kozah I, Pidabi Pawoubadi a salué l’initiative qui vient consolider les efforts du gouvernement en matière de lutte contre les effets du changement climatique pour la conservation de la biodiversité au Togo. Il a exhorté les parties prenantes à apporter leurs expertises permettant d’enrichir ces documents qui seront également validés au niveau national.
Le document de rapport d’examen périodique et les réserves de biosphère remplissent trois fonctionnalités clés à savoir : la conservation de la biosphère et des services écosystémiques, la fonction de développement durable des communautés et la fonction d’appui logistique via le renforcement des capacités, la recherche, la surveillance efficace en lien avec la spécificité de chaque réserve de biosphère.
L’atelier national de validation de ces documents se tient ce vendredi 12 juillet.
ATOP/BAK/AJA