
Kara, 11 mai (ATOP) – Un atelier d’orientation sur les normes sociales pour un changement durable de comportement en matière de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et la promotion de la planification familiale (PF), s’est tenu le mercredi 10 mai à Kara, au profit d’une vingtaine d’acteurs régionaux de développement. Il s’agit des élus locaux, des professionnels de la santé et médias, des leaders communautaires et religieux, des représentants de la société civile et des chefs traditionnels de la région Kara.
Cet atelier est à l’actif du ministère en charge de la Santé à travers sa Division santé maternelle et infantile/planification familiale (DSMIPF) avec le soutien financier de l’organisation ouest africaine de la santé (OOAS). Il se situe dans le cadre du programme régional santé de la reproduction et de prévention du VIH dans la région de la CEDEAO.
L’objectif de la rencontre est d’orienter les acteurs régionaux de développement vers les normes sociales permettant un changement durable de comportement pour une lutte efficace contre les violences basées sur le genre et une bonne promotion de la planification familiale. Il s’agit également de les amener à renforcer leurs connaissances en matière de lutte contre les VBG, sur les lois en vigueur et la promotion de la PF.
Au cours des travaux, les participants ont été édifiés sur les concepts de genre, de VBG, de la PF et normes sociales à travers deux importantes communications. La première portant sur « Importance de la procréation responsable/Espacement des naissances et notions sur le genre et VBG », a été présentée par MmeTabiou Sonhaye Ninko. Elle a partagé les résultats d’une étude réalisée au Togo en 2010 qui révèle que 91% de femmes et de filles subissent la violence psycho-morale, 34% la violence économique, 41% la violence physique, 33% la violence sexuelle et 20% de violences institutionnalisées. Mme Tabiou a rappelé les différentes formes de violences et la stratégie de prévention individuelle, communautaire et étatique, visant à garantir une société épanouie à tout point de vue.
La seconde exposée par Dr Aclesso Gnadao, a porté sur « les normes sociales pour un changement durable de comportement ». Il a pour sa part outillé les participants sur les facteurs et besoins qui influencent le choix, les valeurs (croyances personnelles, familiales et sociales) et les qualités d’une bonne écoute. Pour lui, l’adaptation de ces principes comme normes sociales en fonction de la réalité de terrain permettent de faire des compromis ou engagement envers l’égalité et l’équité de genre afin de lutter efficacement contre les VBG.
Les participants ont ensuite identifié les causes et conséquences des VBG ainsi que les avantages d’une PF tant pour la mère, l’enfant, que pour la société. Ilsont ausi pris connaissance des lois en vigueur au Togo.
La 2ème adjointe au maire de la commune Kozah 1, Mme Kpekpasse Soméalo Elise, a indiqué que tout se passe dans les maisons et l’amélioration des pratiques coutumières peut contribuer au changement de comportement afin de réduire ces VBG qui gangrènent les communautés. Elle a invité chaque acteur à jouer sa partition.
Le directeur régional de la Santé Kara, Dr. Agoro Sébabé a relevé que la question de genre est devenue aujourd’hui une préoccupation pour les autorités dont l’engagement se traduit par la mise en place des points focaux au niveau préfectoral et régional. Il a convié les acteurs impliqués à développer des aspects favorables au changement de comportement en tenant compte de l’équité genre pour la promotion de la politique nationale de genre prônée par le gouvernement. ATOP/TAL/FD






