
Kara, 20 fév. (ATOP) – Des journalistes et responsables des radios communautaires du septentrion ont été mis à contribution pour une meilleure prise en charge des soins de santé maternelle et infantile, lors d’un atelier d’information et de sensibilisation, le mercredi 19 février à Kara.
L’atelier est initié par le ministère de l’Accès aux soins et de la Couverture sanitaire dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Accès universel aux services de santé sexuelle et reproductive au Togo ». Il a regroupé les journalistes et animateurs de radios communautaires et radios de proximité, ainsi que des organisations locales impliquées dans la santé maternelle et infantile des régions Centrale, de la Kara et des Savanes. La rencontre a bénéficié du soutien financier de la fondation Susan Thompson Buffett.
L’objectif est d’améliorer les connaissances des journalistes sur le sujet afin qu’ils assument efficacement leur rôle de relais en matière de santé maternelle et infantile auprès des populations dans les zones reculées. Il s’agit spécifiquement de les sensibiliser sur l’éthique et approches inclusives dans la couverture des questions de santé maternelle et infantile. Il est également question de les informer sur les risques liés à la santé maternelle et infantile et les mécanismes de prise en charge disponibles. L’objectif est de les amener à diffuser des messages clés sur la femme enceinte et le nouveau-né pour inciter les populations à adopter des comportements favorables à la préservation de leur santé.

Dans un exposé, le coordonnateur du programme Wezou, Adom Pitabi Eyassama a éclairé les participants sur les enjeux et déterminants de la santé maternelle et infantile, les stratégies d’intervention des praticiens pour la réduction de la mortalité maternelle et infantile. Il a mis en exergue le rôle des communautés et des professionnels de santé dans l’accès aux soins de santé maternelle et infantile. Il a insisté sur la prévention des maladies infantiles, l’importance de l’échographie, du groupage rhésus et la numération formule sanguine dans le suivi de la grossesse. M. Adom a aussi rappelé le rôle clé que jouent les médias dans la sensibilisation pour contribuer à l’amélioration des résultats de santé à une grande échelle.
Abordant l’Assurance maladie universelle (AMU), le Prof. Bagny Aklesso Yves, point focal accès universel aux services de santé sexuelle et reproductive, a défini AMU comme une assurance qui garantit l’accès aux soins de santé à tous les citoyens, quel que soit leur revenu, âge ou situation sociale. Il a largement expliqué les fondamentaux, le financement, les prestations et les défis liés à l’AMU, gérée au Togo par l’INAM et la CNSS et financée par les cotisations sociales des salariés et des employeurs.
Auparavant, le ministre de l’Acès aux soins et de la Couverture sanitaire, Jean-Marie Koffi Ewonoulé Tessi avait signifié que la santé maternelle, néonatale et infantile est au cœur des priorités nationales. « Chaque jour, des femmes et des enfants des zones reculées ont besoin de soins de qualité adaptés, mais malheureusement, l’existence des disparités en termes d’accès aux soins de qualité ou même d’informations disponibles persiste toujours », a-t-il dit. C’est pourquoi, a-ajouté le ministre Tessi, cet atelier marque une étape importante pour une bonne collaboration avec les radios communautaires pour l’amélioration de leurs connaissances sur les thématiques en lien avec les réalités des politiques publiques.
ATOP/BAK/TAL/DHK






