Kara, 7 déc. (ATOP) – Une rencontre d’échanges avec les préfets, les maires, les responsables sanitaires et les responsables d’associations féminines de la région de la Kara, a eu lieu, le vendredi 4 décembre à Kara, dans le cadre du processus de mise en œuvre du programme de gratuité de la prise en charge de la femme enceinte.
Organisée par le ministère de la santé, de l’hygiène publique et de l’accès universel aux soins, cette rencontre vise à amener les leaders communautaires et acteurs de terrain à s’investir dans la mise en œuvre des programmes de gratuité sanitaires initiés par le gouvernement en faveur de la population. Il s’agit à travers ces assises de recueillir auprès des participants leurs points de vue sur les facteurs de réussite et les freins à la mise en œuvre de ces projets et programmes de gratuité dans le domaine de la santé.
En effet, depuis plusieurs années le gouvernement, sous l’impulsion du chef de l’Etat, a initié un certain nombre de projets et programmes sanitaires à l’attention de la population togolaise. Il s’agit, entre autres, de l’assurance maladie pour les fonctionnaires, élargie aux artisans, agriculteurs et groupements de femmes ; de School Assur pour la prise en charge gratuite des écoliers ; de la prise en charge gratuite du paludisme simple chez les enfants de moins de cinq (05) ans.
Outres ces différentes initiatives, le gouvernement vient d’ajouter la gratuité de la prise en charge de la femme enceinte lors du conseil des ministres du mercredi 25 novembre 2020 dont la mise en pratique est prévue à compter de janvier 2021. En vue de parvenir à la mise en œuvre effective, cette rencontre est initiée pour informer et échanger avec les différents acteurs sur les multiples initiatives prises et susciter l’adhésion de ces derniers pour la réussite de ce programme.
Au cours des échanges, les participants ont été informés sur le programme de gratuité dans la santé et ses différentes modalités de fonctionnement. Les points de vue sur les facteurs de réussite et les freins éventuels liés à la mise en œuvre de ce programme de gratuité ont été également notés. L’absentéisme notoire de certains agents, la surfacturation médicale, le système d’accueil caduc et inapproprié observé au sein de certaines structures sanitaires ont été aussi abordés.
A l’issue de ces débats, les participants ont formulé certaines doléances. Ces doléances sont relatives à l’insuffisance de personnel, d’infrastructures adéquates, de matériels didactiques, de véhicules médicalisés (ambulances) et de cliniques mobiles.
A terme, les leaders communautaires et les acteurs de terrain ont favorablement adhéré à ces initiatives et promis de s’investir davantage pour la réussite de ces programmes.
La ministre déléguée, chargée de l’Accès universel aux soins, Mme Maméssilé Aklah Agba-Assih a indiqué que malgré les efforts consentis par le gouvernement dans le processus de renforcement et d’extension des mesures visant à rendre l’accès aux soins faciles à la population, le taux de mortalité surtout du couple mère et enfant est encore relativement élevé, soit 401 décès de femmes pour 100 000 naissances Elle a souligné que ce programme de gratuité de prise en charge de la femme enceinte vient améliorer l’accessibilité aux soins des femmes enceintes par une prise en charge adéquate durant la période de grossesse jusqu’à l’accouchement. La ministre a relevé que les éventuelles complications de l’accouchement seront vite détectées et prises en charge efficacement en vue de réduire considérablement les décès maternels et néonataux. “Toutes ces mesures permettront de lever les difficultés financières qu’éprouvent les patientes au moment où elles ont besoin de soins et ainsi donc contribueront à la réduction de la pauvreté” a-t-elle renchéri.
Le préfet de la Kozah, Col Bakali Hèmou Badibawu a exprimé sa gratitude au chef de l’Etat et son gouvernement pour leur engagement pris en faveur de la réduction du taux de mortalité maternel et néonatal au Togo à travers ce nouveau programme en perspective de gratuité de soins à la femme enceinte. Il a invité les participants à relayer toutes les informations reçues au sein de leurs communautés respectives pour l’atteinte des objectifs.
La rencontre a pris fin par la visite de la ministre et sa délégation des Unités de Soins Périphériques (USP) d’Adabaweré et de Djamdè. Cette visite a permis à Mme Maméssilé Aklah Agba-Assih de s’imprégner de l’effectivité du déroulement des programmes de School Assur, de l’assurance maladie et du programme santé intégrée au sein de ces structures sanitaires.
ATOP/TM/TJ






