
Kara, 9 août (ATOP) – Environ deux cents acteurs commerciaux et de la société civile des régions Centrale, de la Kara et des Savanes ont été sensibilisés sur la concurrence, la protection des consommateurs et le système de marquage sécurisé des produits le vendredi 8 août à Kara.
La rencontre organisée par le ministère en charge du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale a bénéficié du soutien financier de l’Etat togolais et ses partenaires, notamment la CCI-Togo et la société SICPA-Togo.
L’objectif est de donner à l’ensemble de ces acteurs une meilleure compréhension du cadre réglementaire et institutionnel relatif à la concurrence, à la protection des consommateurs et aux exigences du marquage des produits, pour renforcer la conformité et la régulation du marché. Les participants ont été sensibilisés sur le bien-fondé de la formalisation des entreprises et sur les principes fondamentaux d’une concurrence saine et équitable. Les droits et obligations des consommateurs et opérateurs économiques ont été éclairés conformément aux dispositions légales en vigueur. Les exigences du marquage obligatoire des produits ont été expliqués et des pistes d’amélioration adaptées au contexte national proposés.
Le directeur général du commerce, Abé Talime, a souligné qu’en dépit de l’existence d’un arsenal juridique et institutionnel qui structure le secteur commercial, de nombreuses insuffisances persistent quant à leur appropriation par les opérateurs économiques et organisations de la société civile. Ces difficultés selon lui, entrainent une application lacunaire, voire erronée des textes en vigueur qui favorisent l’émergence de pratiques commerciales non conformes, exposant les consommateurs à divers risques en matière de sécurité et de transparence des transactions.
« Nous avons donné à ces acteurs, toutes les informations nécessaires afin de respecter ces dispositions et éviter des sanctions judiciaires allant de 50.000 à 10 millions F CFA d’amande voire, une peine incarcérable en cas de récidive ». Le numéro vert 8585 permet à tout citoyen de dénoncer à tout instant et lieu les pratiques commerciales anormales, a-t-il précisé.
Le président de la commission chargée du marquage des produits, Adoyi Esso-Wavana, a rappelé que la solution automatisée de marquage (SAM) en vigueur depuis septembre 2020, est une solution voulue par le Président du Conseil, pour un double objectif : la santé de la population et la lutte contre les importations frauduleuses, illicites et la contrefaçon. Pour les produits des usines, explique-t-il, « c’est un marquage en série et automatique tandis que ceux qui sont importés, ce sont les importateurs eux-mêmes qui achètent les vignettes, les envoient à leurs fournisseurs qui les posent sur les produits avant de les envoyer sur le territoire national ».
Le préfet de la Kozah, Col. Bonfo Faré Jean, a pour sa part salué la démarche du ministère du Commerce qui vient éclairer davantage les acteurs du domaine pour la bonne cause des consommateurs.
D’autres autorités locales dont le secrétaire général du gouvernorat, Gountibote Gnigbangou et maire de la commune Kozah 1, Pidabi Pawoubadi ont assisté à cette rencontre. ATOP/SG/TAL/KYA






