
Lomé, 30 déc (ATOP) – Le Forum togolais de la société civile pour le développement (FTSCD) a initié, le jeudi 29 décembre à Lomé, une conférence de presse sur « la lutte contre la corruption pour protéger les droits humains ». Cette activité s’inscrit dans le cadre de la célébration en différée de la journée internationale de lutte contre la corruption et celle des Droits de 1’Homme observées les 9 et 10 décembre de chaque année.
La conférence a été animée par le directeur exécutif de la FSCTD, Plé Kérim et le chargé de communication, John Mensah qui ont démontré le lien de causalité entre la corruption et les droits de l’homme. Ils ont défini la corruption comme un acte malveillant visant à obtenir un avantage indu contre un autre avantage tout aussi illicite. Selon l’ONG Transparency lnternational, la corruption se résume en « un abus de pouvoir à des fins privées ». La corruption est ainsi devenue un frein au développement.
Les droits de l’homme sont des normes qui reconnaissent et protègent la dignité de tous les êtres humains. « Ils régissent la façon dont nous vivons en société et les uns avec les autres, ainsi que la relation qui lie les individus aux gouvernements et les obligations des gouvernements envers eux.
Lien de causalité entre la corruption et droits de l’homme
Le directeur exécutif de FTSCD a expliqué que la corruption peut entraîner et/ou causer des atteintes aux droits de l’homme. La manière dont la corruption peut potentiellement nuire aux droits de l’homme a été exposée dans un certain nombre de domaines tels que l’indépendance de la justice, la liberté d’expression des journalistes et lanceurs d’alerte, la liberté de réunion, les conditions de détention, les droits sociaux, la discrimination dans la jouissance des droits fondamentaux et la traite des êtres humains.
M.PLé a précisé que ce lien de causalité a été mis en lumière par des organes de droits de l’homme du Conseil de l’Europe, notamment par la Cour européenne des droits de l’homme. Il a souligné l’importance de combattre la corruption en faisant valoir l’état de droit. « Le mouvement anti-corruption mène depuis longtemps la lutte contre la corruption à travers une implication de la justice afin d’atteindre une meilleure participation et une meilleure représentation des citoyens au sein de la société démocratique», a-t-il conclu.
Le FTSCD encourage tous les acteurs à la mobilisation dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations unies, de l’Agenda 2063 de l’Union africaine (UA) en passant par le point 16 des Objectifs de développement durable (ODD 16) et la feuille de route gouvernementale 2025 afin que le Togo s’engage davantage dans la lutte contre la corruption en vue de consolider la protection des Droits de l’Homme dans le pays.
ATOP/TD/BV






