
Kpalimé, 3 avril (ATOP)- « La mortalité maternelle et néonatale constitue un problème de santé au Togo », a déclaré le directeur régional de la Santé des Plateaux, Dr Nyametso Aimé Djifa, le mardi 2 avril à Kpalimé. Il a fait cette déclaration à l’ouverture des travaux de l’atelier de formation des prestataires de la Santé de reproduction (SR) et des points focaux SR des districts des régions Maritime et des Plateaux. La rencontre a porté sur l’accouchement humanisé respectueux et inclusif.
Selon le directeur, « Les dernières Enquêtes (EDST III) ont permis de noter un ratio de mortalité maternelle à 401 pour 100 000 naissances vivantes, et de mortalité néonatale à 27 pour 1000 ». Il a précisé que 75% des décès maternels sont dus à des causes évitables, et que les soins de santé appropriés et de qualité pendant la grossesse, l’accouchement et le post-partum peuvent réduire ces taux de mortalité. Dr Nyametso a ajouté que pour cerner ces problèmes, des actions ont été entreprises au niveau du gouvernement et du secteur de la santé. Il a cité en exemple la Campagne d’accélération et de la réduction de la mortalité maternelle en Afrique (CARMMA), la subvention de la césarienne, le programme Wézou, précisant que cela fait également partie des préoccupations inscrites dans la feuille de route gouvernementale 2020-2025.
L’accouchement humanisé respectueux et inclusif, une approche qui fait ses preuves
Le directeur régional a souligné que malgré toutes ces actions, beaucoup reste encore à faire. Ainsi plusieurs approches ont été initiées pour aider à réduire la mortalité maternelle et néonatale. Parmi celles-ci, il y a l’approche de l’accouchement humanisée respectueuse et inclusive qui a été mise en œuvre en phase pilote dans le district de Kpélé et au CHP de Kpalimé avec des résultats satisfaisants. « Nous sommes à l’étape du début d’extension au niveau d’autres districts des régions des plateaux et maritime », a-t-il précisé.
L’une des attentes des gestantes, en venant dans les centres de santé, d’après Dr Nyametso, c’est d’être bien accueillies, c’est d’avoir le respect de leur droit, de leur dignité, et de la confidentialité. « Ce sont des gages pour créer un climat de confiance entre prestataires et clientes. Cela permet également d’améliorer la qualité des soins qui sont donnés à ces parturientes et gestantes afin de parfaire les indicateurs, notamment ceux de la santé de reproduction » a-t-il conclu.
ATOP/AYH/MEK






