
Mango, 17 fév. (ATOP) – Le district sanitaire de l’Oti a passé au peigne fin les activités menées en 2023, évaluer les indicateurs de performance et formuler des recommandations au cours de l’atelier de la revue annuelle du district tenu les 14 et 15 février à Mango.
Cette rencontre bilan se tient conformément au Plan national de développement sanitaire (PNDS). Elle a regroupé des membres des équipes cadres du district et des points focaux, des Responsables des formations sanitaires (RFS), des Comités de Gestion (COGES), des Agents de santé communautaires (ASC), des responsables des services déconcentrés de l’Etat, des ONG et autres acteurs.
Le but est de faire d’une part le point de la mise en œuvre des recommandations issues de la revue annuelle de 2022, analyser les progrès et les tendances, relever les goulots d’étranglement et d’autre part formuler des recommandations pour une meilleure prise en charge des patients. Il s’est agi aussi d’échanger sur l’état des formations sanitaires et surtout sur la mise en œuvre des programmes et projets.
Il découle des exposés que les premières causes de fréquentations des formations sanitaires dans ce district sont liées à l’anémie et au paludisme grave. L’on note une adhésion massivement aux programmes et projets sanitaires du gouvernement tels « School Assur » et « Woezou » avec une hausse du taux de consultations surtout prénatales et une diminution des accouchements à domicile. Le rapport présente comme défis, le problème de livraison des médicaments génériques et le manque de personnel qui se pose avec acuité dans les USP et Centres Médico-Social (CMS).
Plusieurs recommandations ont été formulées par les prestataires de soins à la rencontre. Il s’agit entre autres, du renforcement de la surveillance des Paralysie Flasque Aigue (PFA) et des Maladies à potentielle épidémique (MPE). Les participants plaident pour le recrutement de quatre techniciens supérieurs de laboratoire, un gynécologue, quarante ASC sur le programme Planing Familiale. Ils recommandent qu’un audit sur les finances de 2023 soit fait dans toutes les formations sanitaires ainsi qu’une formation soit organisée dans les six mois à l’intention des membres du COGES. Ils recommandent aussi l’organisation des séances de don de sang chaque trimestre et aussi la validation mensuelle des données financières dans toutes les formations sanitaires. Enfin les agents de la santé du district de l’Oti proposent que 60% des recettes totales dans les formations soit consacrées à l’achat des médicaments génériques.
A l’occasion, l’USP Sadori et l’USP Loko-Nasong ont bénéficié chacune d’une attestation pour le travail abattu dans l’amélioration considérable des indicateurs de performance.
Le préfet de l’Oti, Col. Ouadja Gbandi Jacques a félicité les praticiens de la santé pour les sacrifices et les efforts qu’ils déploient chaque jour pour assurer le bien-être de la population. Il a convié ces acteurs à rester dans cette vision du chef de l’Etat, celle d’une politique nationale de santé pour tous précisant qu’une population en bonne santé contribuera efficacement au développement de la préfecture. Le préfet a réitéré sa disponibilité à accompagner le district dans la mise en œuvre efficiente de ses programmes.
Le représentant du directeur du district sanitaire de l’Oti, Dr Fiawoo Vénunyé et celui du directeur régional de la santé Savanes, M. Ayivigan Ayi ont exprimé leur reconnaissance au gouvernement, au autorités locales et aux partenaires pour leur appuis multiformes dans la mise en œuvre des projets et programmes. Ils ont convié les participants à une synergie d’actions pour mieux améliorer les prestations dans le district. Dr Fiawoo et M. Ayivigan ont invité leurs collaborateurs à plus de professionnalisme et à s’investir pour une meilleure application de l’Assurance Maladie Universelle (AMU) pour le bonheur des populations.
ATOP/ TT/BA






