
Tsévié, 16 mars (ATOP) – Les femmes de la commune Zio 2 ont célébré en différé la Journée internationale des droits de la femme, le vendredi 14 mars à Kovié à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Tsévié.
Habillées en tissus imprimés du 8 mars, les femmes des cantons de Kovié, Mission-Tové, Wli et de Bolou échangé sur leurs droits et devoirs en tant que femmes exerçant des activités économiques diverses. Elles ont débattu du thème national de cette journée qui est : « L’accès des femmes aux documents d’identité pour une meilleure participation au développement ».
Le débat a été animée par Dr Avumadi Massan, directrice générale par intérim de la Société de patrimoine eau et assainissement en milieux urbain et semi-urbain (SP-EAU). Elle a énuméré les pièces d’identité que sont, entre autres, l’acte de naissance, le certificat de nationalité, la carte nationale d’identité et le passeport. L’oratrice et relevé l’importance de chacune de ces pièces. Dr Avumadi a expliqué que sans l’acte de naissance, qui est la première pièce d’identité, une personne n’est pas reconnue dans sa société, et ne peut par avoir accès à la scolarisation. Elle a ajouté que personne ne pourra effectuer aucune démarche pour avoir accès aux crédits en vue de développer son activité économique.
Pour cela, Dr Avumadi a demandé aux femmes de faire tout leur possible pour entrer en possession de ces pièces. Elle les a également invités à veiller afin que leurs enfants aient au moins l’acte de naissance pour leur faciliter la scolarisation. Elle a insisté sur la nécessité de la scolarisation aussi bien des filles que des garçons dans le respect de l’équité genre.
Le maire de la commune Zio 2, Mme Agbaglo a fait valoir que l’égalité et l’autonomisation de la femme doivent être les valeurs qui doivent soutenir la société. « Les femmes et les jeunes filles doivent avoir accès aux mêmes droits fondamentaux, aux mêmes libertés et aux mêmes opportunités que tout le monde », a-t-elle dit. Le maire a invité les femmes à lutter pour leur épanouissement et à posséder les pièces d’identité.
De nombreux groupes folkloriques ont égayé cette célébration qui a pris fin par des jeux.
ATOP/AKM/BV






