
Lomé, 27 juin (ATOP) – L’ouvrage intitulé « Traversées », écrit par Soloum Bayitaré et publié aux éditions « Le Plaisir », a fait l’objet d’un café littéraire, le jeudi 26 juin à Lomé.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la promotion de la lecture et la littérature togolaise, à travers l’initiative « le livre du mois » du ministère en charge de la Culture. L’objectif est de faire découvrir les auteurs nationaux et promouvoir la littérature togolaise.
Cet ouvrage est une traversée d’un bout à l’autre de la vie de l’être humain, pour sonder ses désirs, ses inquiétudes, ses préoccupations, ses peurs, ses espoirs à diverses étapes de la vie. Il véhicule un message d’espoir qui invite tous à ne pas baisser les bras devant les difficultés, de toujours lutter pour un meilleur lendemain.
La nouvelle de 60 pages, contient six histoires courtes à savoir : « Doriane, une fille battante s’en est allée », « N’na, ma mère », « Qui suis-je ? », « Lettre à mon fils », « Mokpokpo » et « Qui est cet inconnu ? ». Ces histoires parlent des sujets existentiels tels que la mort surtout celle d’un être cher, l’amour, l’éducation, la transmission des valeurs essentielles à une vie réussie, la relation avec Dieu, l’amitié, les réseaux sociaux.
Selon l’autrice, « la vie est une perpétuelle reconstruction, une rencontre de vagues incessantes de méchanceté, d’injustices et d’indifférences, mais aussi une traversée des déserts à la rencontre d’une oasis. Elle souligne la nécessité de bannir les formes de fatalités, pour être l’artisan et l’acteur de la construction de sa propre vie. « Le courage et l’abnégation et le pardon conduisent à la réussite dans la miséricorde de Dieu », relève Bayitaré.
A travers un exposé sur l’ouvrage, le critique littéraire et enseignant chercheur à l’Institut des sciences de l’information de la communication et des arts (ISICA,) Pr Anoumou Amekudji, a ouvert des pistes de lecture, d’analyse, de questionnements et d’interprétations qui constitueront des ressorts à la fabrique de l’intelligence de l’œuvre. Il a fait savoir que l’autrice a respecté les critères essentiels de la rédaction de la nouvelle tels que la brièveté et l’aspect dramatique des histoires racontées, le nombre réduit des personnages et la sobriété du style d’écriture.
Le directeur des ressources humaines du ministère de la Communication, des Médias et de la Culture, Justin Yidi a invité le public à s’approprier l’ouvrage pour découvrir ses richesses. Il a réitéré l’engagement du gouvernement à davantage replacer la lecture au cœur du développement culturel, éducatif et citoyen en faveur de la littérature togolaise.
Née dans les années 1980 à Lomé, Nadège Soloum Bayitaré a fait des études post baccalauréats sanctionnés par un diplôme en administration d’agences de voyage à l’école internationale d’aviation en 2010. En dehors du français, elle parle l’anglais et deux langues nationales à savoir : l’éwé et le kabyè.
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