
Notsè, 8 mai (ATOP) – Le gouvernement organise, à travers le ministère de l’Action sociale, de la solidarité et de la promotion de la femme, une série de sensibilisations de masse de lutte contre le mariage des enfants et les grossesses en milieu scolaire. Le lancement des activités a été fait le mercredi 07 mai à Asrama (commune Haho 2), par le conseiller juridique dudit ministère, Dr. Nakou Pascal.
L’objectif de cette initiative est de prévenir, sensibiliser et encourager la participation des populations à la lutte contre le mariage des enfants et les grossesses en milieu scolaire.
Des équipes vont sillonner les établissements scolaires, centres de formations et places publiques de la région des Plateaux. La démarche a mis en contribution, les acteurs politiques, administratifs, sociétés civiles, ONG, partenaires et des artistes. Tout cela pour convaincre, amener à changer les mentalités afin de renforcer la lutte contre le mariage forcé et les grossesses précoces chez les adolescents et créer un environnement favorable à la scolarisation de la jeune fille et son maintien dans le système éducatif.
Pour Dr. Nakou Pascal, il est important de créer, d’instaurer et de garantir un environnement juridique, et social favorable au développement et à l’épanouissement de la jeune fille et du jeune garçon. Selon lui, le développement harmonieux de la nation doit être le fruit d’une contribution équitable. Il a invité les participants et partenaires à jouer leur rôle afin de préserver la dignité et le droit des jeunes en milieu scolaire et centre de formation.
La rencontre a été marquée par des sketchs et un poème dédicacé par la conseillère paix, développement et citoyenne, Adonou Adjoa Brigitte créant de vives émotions et la résilience sur le mariage des enfants et les grossesses. Ce rendez-vous a aussi fait l’objet de citation des textes relatifs aux peines contre les viols, aux atteintes à l’éducation des jeunes. Des autorités de la région des Plateaux dont le préfet de Haho Tchagani Awo, ont aussi souligné leur engagement et volonté de poursuivre la lutte contre le mariage des enfants.
Le maire de la commune Haho 2, Ayidoté Sossou a évoqué le parcours accablant de la mineure Justine, soumise au mariage forcé et précoce à Asrama. La mineure dans sa résistance a fini par rendre l’âme au CHU Sylvanus Olympio. Selon lui, le choix d’Asrama est une interpellation dans le processus de lutte contre le mariage forcé et les grossesses précoces chez les adolescents. Il a invité ses administrés à un changement de mentalité pour un développement radieux de la commune.
La commune Haho 2 couvre une superficie de 822 km2 pour une population de 82 507 habitants majoritairement de l’ethnie Adja. ATOP/YM/ GMM/CA






