
Blitta-gare, 20 mai (ATOP) – Six meilleurs établissements scolaires et ateliers d’apprentissage de Blitta-Est ont été primés, le vendredi 19 mai à Tchaloudè, dans la Commune Blitta 1, pour leurs performances en matière de bonnes pratiques dans la lutte contre les violences de genre au Togo.
La cérémonie de récompenses, présidée par le préfet de Blitta, Batossa Boukari, est l’œuvre de l’ONG Défis et Développement (2D), avec l’appui financier de Plan International Togo (PIT) et de l’Agence Suédoise pour le Développement International (ASDI). Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Renforcement de la société civile pour la lutte contre les violences de genre au Togo ». Elle a pour objectif de récompenser les meilleurs écoles et centres d’apprentissage utilisant les méthodes alternatives à la violence afin de motiver les autres à leur emboîter le pas.
Le CEG Agbandi est classé 1er sur les 6 établissements scolaires évalués dans le cadre de ce projet. Il est suivi du CEG Tchaloudè et du Lycée Waragni. Du côté des ateliers d’apprentissage, couture « Action sociale » vient en tête. Elle est talonnée par les coutures « Juvénile » et « Enam ».
Les établissements scolaires ont reçu chacun un ballon, un jeu de maillot, deux dictionnaires, dix romans, un globe terrestre, une carte du Togo, des planches, un ensemble géographique pour les professeurs, des boîtes de craie et des kits scolaires pour 5 filles méritantes. Ces articles sont évalués à 250.000 F CFA, 180.000 FCFA et 120.000 FCFA respectivement pour le 1er, 2è et 3è. Pour leur part, les ateliers de couture ont bénéficié de machines à coudre, de kits de couture, de séchoir et d’affiches en autocollant estimés à 150.000 FCFA, 115.000 FCFA et 85.000 FCFA, respectivement pour le 1er, 2è et 3è.
Le directeur du projet, Badjala Amouda, satisfait des résultats, a invité les lauréats à garder ce cap. Il a invité les autres établissements et ateliers à redoubler d’efforts pour mériter les prix à leur tour aux prochaines évaluations.
Le directeur exécutif de l’ONG Défis et Développement, Tchirou-Gbèlè Bassirou a souligné que cette méthode alternative vise à promouvoir la non-violence dans l’éducation des enfants. « Avec l’engagement de tous les acteurs nous finirons par avoir une éducation non violente. J’encourage les établissements qui n’ont pas été retenus à redoubler d’efforts pour être primés la prochaine fois », a-t-il dit.
Le chef d’inspection de l’enseignement secondaire général (IESG) Sotouboua, Gnalo Simféilé a salué cette initiative qui vient faire disparaître les conflits entre les acteurs du monde scolaire. « Aujourd’hui les retards, les conflits entre les professeurs et les élèves, les professeurs entre eux, les professeurs et l’administration ont pratiquement disparu grâce à cette méthode », a-t-il souligné. Pour lui, ces prix sont venus à point nommé et répondent aux besoins des apprenants.
Le projet susmentionné entend contribuer à éradiquer toute forme de violences contre les enfants et jeunes surtout les filles dans les régions Centrale et Plateaux. Il est exécuté durant 5 ans, (juillet 2019 à juin 2024) dans 876 communautés de la zone du projet.
ATOP/SF/MEK






