
Sokodé, 17 mai (ATOP) – Six écoles et centres d’apprentissage de la préfecture de Tchaoudjo ont été récompensés, le mardi 16 mai à Sokodé, pour leurs performances en matière de bonnes pratiques dans la lutte contre les violences basées sur le genre.
La cérémonie de remise de prix a été organisée par l’ONG Programme d’appui à la femme et à l’enfance déshéritée (PAFED), avec l’appui technique et financier de Plan International Togo et l’Agence suédoise pour le développement international (ASDI) dans le cadre du projet « Renforcement de la société civile pour la lutte contre les violences de genre au Togo ». Elle vise à récompenser les meilleurs écoles et centres d’apprentissage qui adoptent des méthodes alternatives à la violence. Il est question aussi de motiver les autres à emboîter le pas aux lauréats afin d’éradiquer le fléau.
Le CEG Kolowaré occupe le 1er rang parmi les établissements scolaires évalués dans le cadre du projet. Il est suivi respectivement des lycées Bamabodolo et Tchalo. Du coté des ateliers d’apprentissage, « Africa couture » est en tête, avec à sa suite « Plaisir coiffure » et l’atelier de couture « Confiance ».
Les établissements scolaires ont reçu chacun un ballon, un jeu de maillot, deux dictionnaires, dix romans, un globe terrestre, une carte du Togo, des planches, un ensemble géographique pour les profs, des boîtes de craie et des kits scolaires pour 5 filles méritantes. Les coûts de ces articles s’élèvent 250.000 FCFA, 180.000 FCFA et 120.000 FCFA respectivement pour le 1er, 2è et 3è. Pour leur part, les ateliers de couture ont bénéficié de machines à coudre, de kits de couture, de séchoir et d’affiches en autocollant évalués à 150.000 FCFA, 115.000 FCFA et 85.000 FCFA respectivement pour le 1er, 2è et 3è.
Le directeur du projet, Badjana Olivier a félicité les lauréats qui se sont illustrés dans les méthodes alternatives. Il a insisté sur la nécessité d’observer et surtout conserver ces bonnes méthodes pour une lutte plus efficace contre les violences de tous genres dans les écoles et ateliers d’apprentissage.
La directrice exécutive de l’ONG PAFED, Gnofam Mayi a souligné que les méthodes alternatives à la violence ou encore code de disciplines positives « sont des méthodes qui valorisent l’élève et l’apprenti, et respectent les droits humains ». Elle a rappelé que ce projet a pour but d’éradiquer toutes formes de violences contre les enfants et jeunes, surtout les filles dans les régions des Plateaux et Centrale.
Le directeur du CEG Kolowaré, Tchadoua Zarifou a témoigné des avantages de l’application des méthodes alternatives à la violence dans son établissement : « Depuis l’implémentation de cette méthode dans notre école en 2020, l’effectif des apprenants a augmenté et les résultats se sont nettement améliorés. Aux examens du BEPC nous avons obtenu successivement des taux de réussite de 80% en 2020, 83,33% en 2021 et 100% l’année passée. Ces méthodes sont simples. Nous avons banni le bâton et privilégié les discussions avec les parents. Nous avons ensuite vulgarisé les moyens de dénonciation des abus et autres formes de violences afin de mettre les apprenants en confiance », a-t-il expliqué.
Un sketch sur la scolarisation de la jeune fille, une exposition des œuvres scientifiques des élèves du Lycée Bamabodolo et des danses chorégraphiques ont meublé l’évènement.
ATOP/MEK/KYA






