
Lomé, 27 mars (ATOP) – Une formation avancée en fouille de navires contre les trafics de marchandises illicites se tient du 27 au 31 mars à Lomé à l’intention d’une douzaine de participants de l’Unité mixte de contrôle des conteneurs (UMCC) et de l’Office centrale de répression (OCRTIDB), des douanes et de la préfecture maritime.
Cette formation est à l’actif du Haut conseil pour la mer. Elle s’inscrit dans le cadre du projet de Coopération portuaire-phase V « SEACOP » et a bénéficié de l’appui financier de l’Union Européen (UE). Cette activité vise à renforcer les compétences et approfondir la préparation théorique et pratiques des participants pour la fouille des navires de façon efficace et organisée tout en préservant leur sécurité. Elle va permettre également de faire une évaluation des acquis théoriques et pratiques de la formation basique en fouille de navires du mois de juillet 2022 et de corriger les insuffisances et compléter la formation par les notions de fouille avancée de navires.
Le chef de cabinet du Haut conseil pour la mer, Laré Penn a, en ouvrant les travaux, expliqué que cette initiative permettra aux participants de maîtriser des techniques de fouille de navires. Il les a invités à tirer le meilleur de cette formation dont l’application contribuera à lutter efficacement contre les trafics illicites commis en mer et en particulier le transit des produits illicites par le port de Lomé.
L’ambassadeur de l’Union Eropéenne auprès de la République Togolaise, Joaquin Tasso Vilallonga, a encouragé les autorités à maintenir les effectifs des douanes dans la fouille des navires et à élargir le champ de l’UMCC en y associant aussi le personnel des eaux et forêt. Il a invité la cellule de renseignements maritime à être pleinement opérationnalisée, afin de soutenir et bien cibler le travail de fouille des navires.
Le coordonnateur régional adjoint de l’Afrique de l’Ouest, Akizi-Egnim Akala, a indiqué qu’à travers cette formation son projet va donner aux participants des compétences et des attitudes nécessaires pour cibler les navires suspects afin de les contrôler et de les fouiller.
Le projet de coopération portuaire-phase 5 vise à contribuer à la lutte contre le commerce maritime illicite et à soutenir les efforts des pays partenaires d’Afrique de l’Ouest, d’Amérique du Sud des Caraïbes en vue de la constitution d’unités conjointes de contrôles portuaires réunissant le personnel de la police, de la douane et de la gendarmerie.
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