
Lomé, 4 juin (ATOP)- En ces périodes d’examens scolaires de fin d’année, le coordonnateur du Programme national des addictions aux produits psychoactifs (PNAPP), Dr Francis Balaka, a exhorté, le mercredi 3 juin à Lomé, les jeunes et les élèves à miser sur le travail et l’effort personnel plutôt que sur la consommation de substances psychoactives.
« La consommation de ces substances détruit le cerveau et compromet l’avenir de ceux qui y recourent. Il vaut mieux compter sur ses capacités intellectuelles pour réussir un examen que de se tourner vers les substances psychoactives », a-t-il conseillé.
Dr Balaka s’exprimait lors d’un entretien avec des journalistes de la branche togolaise du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN), dans le cadre de l’activité dénommée « Les Rendez-vous du REMAPSEN ».
À cette occasion, il a défini l’addiction comme une maladie chronique et récidivante du cerveau. Selon lui, une fois la dépendance installée, il devient particulièrement difficile de s’en libérer. « Si l’on expérimente une substance psychoactive et que l’on en devient dépendant, il est très difficile d’arrêter. C’est pourquoi j’invite humblement les jeunes à ne pas y toucher. Nous avons appris dès l’école primaire qu’un nerf détruit ne se régénère pas », a-t-il expliqué.
Les substances psychoactives se répartissent en plusieurs catégories selon leurs effets sur l’organisme. On distingue notamment les perturbateurs, tels que le cannabis, les dépresseurs comme les opioïdes et l’alcool, ainsi que les stimulants à l’instar de la cocaïne et des amphétamines.
Les parents appelés à une vigilance accrue
Le coordonnateur du PNAPP a également insisté sur le rôle déterminant des parents dans la prévention des addictions. Il les a invités à être attentifs aux changements de comportement de leurs enfants, souvent révélateurs d’une éventuelle consommation de substances psychoactives.
« Les parents connaissent leurs enfants. Lorsqu’un enfant habituellement agité devient soudainement apathique ou, à l’inverse, lorsqu’un enfant calme devient excessivement agité, cela doit constituer un signal d’alerte », a-t-il souligné.
Dr Balaka a rappelé que les parents ne sont plus les seuls acteurs de l’éducation des enfants. Selon lui, l’influence de la rue et de divers acteurs extérieurs expose davantage les jeunes aux risques liés à la consommation de substances psychoactives.
« L’éducation de la rue est aujourd’hui une réalité. Les enfants sont confrontés à de nombreuses influences qui peuvent les orienter vers des comportements à risque. La vigilance parentale demeure donc essentielle », a-t-il averti. Il a exhorté les parents à suivre de près les habitudes de leurs enfants, à s’intéresser à leurs fréquentations et à rester attentifs à tout changement inhabituel de comportement.
Créé en 2020 et rendu opérationnel en 2021, le Programme national des addictions aux produits psychoactifs est placé sous la tutelle du ministère de la Santé. Il a notamment pour mission de proposer et de mettre en œuvre les politiques et stratégies nationales en matière de prévention, de dépistage, de diagnostic et de prise en charge des personnes affectées par les addictions aux substances psychoactives.
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