
Lomé, 22 déc. (ATOP)- Les populations des villages de Payoka et de Karabongou, dans la préfecture de l’Oti et ceux de la commune Tchamba 1 dans la préfecture de Tchamba ont été sensibilisés sur le phénomène du mariage précoce dans leurs localités respectives, du 19 au 21 décembre.
Ces séances de sensibilisation sont à l’actif de l’ONG Women in law and developpement in Africa, sections Togo et ouest africaine (WILDAF-Togo et WILDAF AO). Elles sont initiées dans le cadre d’une campagne d’activisme sur l’abandon des mariages d’enfant et la promotion des Droits de la santé sexuelle et reproductive (DSSR), volet du projet « Agir pour l’abandon du mariage d’enfants au Togo et au Mali ». C’est un projet exécuté dans deux pays subsahariens notamment le Togo et le Mali, sur une période de deux ans et demi.
Au Togo, le projet prend en charge les localités de Payoka (Oti), Karoumongou (Oti-Sud) et Krikri dans la préfecture de Tchamba. Son objectif est de renforcer les capacités des acteurs impliqués pour lutter efficacement contre ce phénomène afin de permettre aux jeunes filles de s’épanouir.
*Dans la préfecture de l’Oti, ce projet de WILDAF-Togo est exécuté en collaboration avec les ONG partenaires telles que, Creuset-Togo, Grail-NT et Femme-Enfant et Développement (FED). La phase finale est axée sur le thème « Lutte contre le mariage d’enfants et promotion des droits sexuels et de santé de reproduction des filles ». L’assistance a suivi deux communications : « Les conséquences du mariage d’enfants dans les communautés et les mécanismes de dénonciation de cette situation » et « les conséquences du droit sexuel et la place des parents dans l’éducation sexuelle des enfants ».
Le directeur préfectoral de l’Action sociale de l’Oti, Kéléou Françoise a invité son auditoire à dénoncer toutes ces personnes qui pratiquent le mariage d’enfants dans l’Oti au numéro vert « 1011 » ou à saisir la gendarmerie ou encore les ONG Creuset-Togo, Grail -NT et FED.
*A Tchamba, les participants ont suivi des présentations sur le projet et les résultats d’une étude sur le phénomène dans le canton d’Adjéidè (commune 1). Ils ont également été entretenus sur les conséquences des mariages précoces et les défis à relever, les approches de solutions pour mieux protéger les enfants contre cette pratique, ainsi que les mécanismes de protection de l’enfant.
Dans les deux préfectures, les autorités locales ont salué l’initiative de WILDAF. Elles ont fait remarquer que les mariages d’enfants sont devenus un phénomène fréquent que les gens ont tendance à banaliser de nos jours. Les autorités locales ont relevé que, deux éléments contribuent à encourager les mariages d’enfants à savoir la religion et les pratiques traditionnelles inhérentes à la communauté peuhle Ils ont appelé les parents à privilégier la scolarisation des jeunes filles.
ATOP/TT/MG






