
Sokodé, 29 août (ATOP) – Une convention locale de protection, de conservation et de gestion durable des parcs à karité a été signée, les 28 et 29 août respectivement à Sotouboua et Tchamba, entre l’Alliance globale du karité (AGK) et les coopératives collectrices et transformatrices de karité des deux localités.
Cette initiative de l’AGK en collaboration avec la Filière karité du Togo (FiKaTo) s’inscrit dans le cadre du projet « Vers des communautés de Karité résilientes au climat au Togo et au Burkina Faso ». Il est financé par la Banque africaine de développement (BAD) à travers le Fonds africain pour le changement climatique (FACC).
L’objectif est de réduire la vulnérabilité climatique des collectrices de karité et de leurs communautés en augmentant les revenus générés par des activités telles que le karité et l’apiculture et en améliorant les pratiques de gestion durable des parcs à karité dirigés par les bénéficiaires.
Cette convention porte sur la formation des acteurs locaux sur les bonnes pratiques de récolte, de transformation et de reboisement ainsi que sur le renforcement des capacités des coopératives et des PME pour une chaîne de valeur équitable et durable. Elle envisage des plaidoyers pour l’intégration des femmes et des jeunes dans les mécanismes de gouvernance et de décision. Cet accord inclut la valorisation des savoirs traditionnels et des innovations locales dans la gestion des parcs à karité. Il prévoit des suivis communautaires de la mise en œuvre des conventions, en lien avec les autorités locales et les comités de gestion.
Cette convention a été signée par le coordinateur de l’AGK, Agossa Joël, les représentants des coopératives et les autres parties prenantes en présence de la présidente de la FiKaTo, Mme Elisabeth Essodolom Pali-Tchalla.
Les cérémonies sont présidées à Sotouboua par le secrétaire général de la préfecture, Akakpo Nyagoulamba et à Tchamba par le préfet El Hadj Issaka Laguebande. Ils ont insisté sur la nécessité de protéger, à tout prix, cette espèce pour ses multiples vertus et les avantages économiques qu’elle offre aux communautés rurales. Ils ont rassuré les acteurs de leur engagement et disponibilité à les accompagner dans leurs initiatives pour la protection et la valorisation de cet arbre.
M. Agossa a relevé l’importance du karité qui fait vivre des millions de femmes à travers l’Afrique. Raison pour laquelle, il est au cœur de leur mission pour promouvoir une filière équitable, durable et inclusive. Il a convié les uns et les autres à planter et à préserver les parcs à karité pour ainsi investir dans un avenir plus vert.
Mme Pali-Tchalla a indiqué que cette convention est un acte de foi et d’avenir à travers lequel, les coopératives de karité s’engagent à préserver le patrimoine naturel et à améliorer leurs conditions de vie. Elle a souligné qu’en posant cette action symbolique, toutes les parties prenantes s’inscrivent dans la droite ligne de l’engagement du gouvernement, sous le leadership du président du Conseil, Faure Gnassingbé à mettre en terre un milliard d’arbres à l’horizon 2030. La présidente de la FIKATO a affirmé que le karité est un levier important de l’autonomisation de la femme et de la lutte contre la pauvreté surtout en milieu rural.
Les cérémonies se sont déroulées en présence des autorités administratives, locales, militaires et traditionnelles ainsi que des membres des coopératives signataires.
ATOP/MEK/AJA