
En 2024, diverses actions ont meublé le secteur de l’environnement avec un focus sur la 4e édition de la campagne nationale de reboisement, une opération démarrée, le 1er juin avec la mise en terre de plusieurs plants.
En prélude au démarrage de cette 4e campagne nationale de reboisement lancée à Lomé par le Premier ministre, Victoire Tomégah-Dogbé, le ministre de l’Environnement et des ressources forestières, Katari Foli-Bazi a organisé un point de presse, le 30 mai dans la forêt Yaya, une forêt privée à 35 km de Notsè dans la commune Haho 1. Selon le ministre Foli-Bazi, 67 000 hectares doivent être reboisés annuellement pour atteindre l’objectif d’un milliard de plants à l’horizon 2030. Pour cette campagne, le gouvernement et ses partenaires ont disposé d’environ 20.794.368 plants afin de permettre à la population de participer efficacement à l’opération.
Les sociétés inscrites au fonds vert s’engagent à protéger l’environnement
Les sociétés inscrites au mécanisme du fonds vert, notamment la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), la Loterie nationale togolaise (LONATO), la Société de gestion et d’intermédiation (SGI)-Togo, la Direction générale de la documentation nationale (DGDN), l’Office togolais des recettes (OTR) et GTA Assurances ont observé la campagne nationale de reboisement, en mettant en place une nouvelle stratégie. Celle de faire le suivi des réalisations des cinq dernières éditions.
Dans cette dynamique, une délégation constituée des membres de ces structures a visité certains sites reboisés notamment la rue de la Cour d’appel et le long de la clôture de l’Université de Lomé (UL) pour remplacer les plants qui n’ont pas survécu aux aléas climatiques et aux actions anthropiques. Avec l’appui des techniciens de l’Agence nationale d’assainissement et de la salubrité publique (ANASAP), la délégation a remis de nouveaux plants en terre pour renforcer l’écosystème.
Pour cette année, le Fonds Vert a prévu mettre en terre environ 4000 plants, soit 300 à Lomé et le reste à l’intérieur du pays.
Par ailleurs, l’association Familles engagées pour le développement inclusif en Afrique (FEDIA) a lancé le 27 juin le projet ‶Reboisement et promotion des activités économiques des femmes (PR-PAEF) dans le village de Wogba (préfecture de Vo)″, une localité à 5 km au sud-est de Vogan, dans la commune Vo 1. Cette initiative est un sous projet du projet de ‶Renforcement de la résilience au changement climatique des communautés côtières du Togo (R4C-Togo)″ dans sa composante 2. Ce projet d’un an, vise à restaurer la couverture végétale pour stabiliser et préserver les « bernes » de la route Wogba-Anyronkopé de l’érosion et à soutenir les activités de transformation des produits agricoles des femmes de Wogba.
De même, l’ONG Groupe environnemental pour la promotion des initiatives à la base (GEPIB) a mis en terre 2500 plants de différentes essences à Kangbemi Kopé et ses environs, dans le canton d’Assahoun, le 3 juillet. Cette activité s’inscrit dans le sous projet « Renforcement des femmes aux changements climatiques autour de la forêt communautaire de Kangbemi Kopé », un volet du projet « Renforcement de la résilience au changement climatique des communautés côtières » (R4C-Togo).
Projet école verte 2024
Cent plants de Senna siamea (Zangarati) ont été mis en terre sur un espace de 0,25 ha aménagé, le 2 juillet au lycée de Kpodzi à Kpalimé, pour lancer l’opération de reboisement « Projet Ecole verte 2024» dans la préfecture de Kloto. Cette action est initiée par le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières en collaboration avec le ministère des Enseignements primaire, secondaire et technique. Elle s’inscrit dans la poursuite de la mobilisation des acteurs pour l’extension du taux de couverture forestière à 25% à l’horizon 2025 et la réalisation de l’ambition décennale (2020-2030) de reboiser un milliard d’arbres.
Autres actions environnementales
Les acteurs de la région des Plateaux impliqués dans la mise en œuvre des forêts communales ont pris part le 13 août à Kpalimé, à un atelier de concertation. Cette rencontre organisée par le ministère en charge de l’Environnement s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des stratégies nationales qui recommandent qu’à l’horizon 2030, la couverture forestière du Togo soit de 26%.
De plus, le sous projet ‶Appui aux initiatives de restauration et de valorisation des potentiels de mangroves des îles d’Aného″ a été lancé, le 8 août à Aného. Porté par la Fondation Aquereburu and Partners (FAP) pour une durée de douze mois, ce projet a bénéficié du soutien technique et financier du projet de Renforcement de résilience au changement climatique des communautés côtières du Togo (R4C-Togo).
Bilan à mi-parcours de la campagne nationale de reboisement
En novembre dernier, les directions préfectorales de l’Environnement et des Ressources forestières du Togo ont organisé, des bilans à mi-parcours de la campagne nationale de reboisement de l’année 2024. A travers ces évaluations, l’idée était de faire le suivi des opérations de reboisement depuis dans les préfectures du Togo, d’identifier les difficultés rencontrées et de proposer des approches de solutions.
Participation à la COP 29
La 29e Conférence des parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP29) s’est déroulée du 11 au 24 novembre à Bakou en Azerbaïdjan. Le président de la République, Faure Gnassingbé a pris part aux travaux axés sur la finance climatique afin de permettre aux pays de réduire considérablement leurs émissions de gaz à effet de serre. Des mesures concrètes ont été envisagées afin de mettre en œuvre les principales décisions liées au climat à travers des actions et plans crédibles pour lutter contre le changement climatique. Au cours de ce rendez-vous annuel consacré à l’environnement, le président de la République a eu des discussions avec ses pairs, des partenaires bilatéraux et multilatéraux sur l’urgence d’une action collective sur le climat et la biodiversité.
La participation du Togo à la COP 29 a été un succès. Le pays a su conclure trois accords de financement dans le secteur de l’énergie solaire et de l’assurance climatique pour la mise en œuvre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.
A l’issue de la COP 29, les Etats se sont mis d’accord sur un nouvel objectif de financement de 300 milliards de dollars par an d’ici 2035 pour soutenir la transition énergétique et l’adaptation au changement climatique des pays en développement.






