
Sokodé, 17 nov. (ATOP) – Le ministre de l’Accès aux soins et de la couverture sanitaire, Jean-Marie Koffi Tessi a remobilisé les entreprises chargées des constructions d’infrastructures sanitaires dans les préfectures de Tchaoudjo, Tchamba, Sotouboua et Blitta. C’est lors des visites qu’il a effectué, les 15 et 16 novembre sur des chantiers dans la région Centrale.
Ces sorties s’inscrivent dans le cadre d’une mission de suivi des travaux de construction des infrastructures sanitaires dans les régions de la Kara, Centrale et des Plateaux. Il s’agit pour l’émissaire du gouvernement de constater l’évolution des travaux, relever les imperfections et échanger avec les entreprises et les bureaux de contrôle pour parfaire les édifices avant leur réception. Ces infrastructures dont les travaux de construction ont débuté le 1er avril dernier, sont une initiative du gouvernement, à travers le projet « Service de santé essentiels de qualité pour une couverture sanitaire universelle » (SSEQCU), financé par la Banque mondiale. Ce projet vise à rapprocher les formations sanitaires des ménages dans les milieux reculés pour faciliter et améliorer leur prise en charge.
Le ministre et sa délégation se sont rendus, le vendredi 15 novembre respectivement sur les sites d’Amaïdè et Kouvon, dans la préfecture de Tchaoudjo et de Kazakali à Tchamba. Le samedi 16 novembre, ils ont poursuivi leur périple en visitant les sites de Tchébébé-Fondah à Sotouboua et de Yéloum-lékohan dans la préfecture de Blitta. Partout, le ministre Tessi a observé l’état d’avancement des travaux et donné des directives aux acteurs sur le terrain pour rattraper les retards accusés dans l’exécution du projet.
Aux termes de ces visites, le ministre Tessi s’est dit moyennement satisfait de l’évolution des chantiers. Il a déploré le fait que depuis le début des travaux, certaines entreprises soient en deçà de 40% de réalisation. Par contre, à Kazakali, dans le canton d’Adjéidè (Tchamba), à Fondah dans le canton de Tchébébé (Sotouboua), et Yéloum-lékohan dans le canton de Pagala-gare (Blitta), le ministre s’est réjoui des résultats encourageants. Il a félicité les ouvriers et leurs responsables pour le travail qu’ils abattent sur ces chantiers. « C’est vrai que tout le monde est hors délais, mais c’est très intéressant d’aller dire au chef de l’Etat qu’à Kazakali, si on se donne deux ou trois semaines, on peut inaugurer cette infrastructure », a-t-il dit. De même, le ministre n’a pas caché sa joie après les visites des chantiers à Blitta et Sotouboua. « Les toitures sont faites, les gros œuvres sont presque terminés et les travaux de finition sont en plein avancement et pourront être finis d’ici la fin du mois de novembre 2024, je suis satisfait », a-t-il confié.
Pour le ministre, c’est le lieu de remobiliser les « troupes », de conscientiser ceux à qui les marchés ont été attribués pour rattraper rapidement les retards et être au rendez-vous. « L’Etat ne peut pas mettre autant de ressources qui trainent alors que les populations nous attendent. Nos frères et sœurs dans ces milieux attendent de pouvoir toucher du concret qu’on leur a promis », a-t-il lancé.
La durée des travaux était initialement de 6 mois. Mais suite aux retards accusés dans l’exécution des chantiers, le délai a été repoussé à fin novembre 2024 pour permettre aux entreprises d’assumer leurs responsabilités et de prendre des dispositions pour finaliser les infrastructures dans les plus brefs délais.
Les missions de contrôle ont promis de continuer à appuyer les entreprises, à les motiver, à les conseiller et à les suivre pour qu’à la fin du mois de novembre, le maximum d’ouvrages puissent être réceptionnés.
ATOP/MEK/AJA






