
Lomé, 17 déc. (ATOP)- Une quinzaine de journalistes issus des médias publics et privés ont pris part à une formation dédiée aux soins palliatifs, le mardi 16 décembre à Lomé.
La formation est organisée par l’Association togolaise pour la promotion de la santé et du développement communautaire (ATPSDC) avec l’appui financier de l’ambassade de France. Elle vise à renforcer les capacités des professionnels des médias sur les enjeux médicaux, sociaux et éthiques liés aux soins palliatifs.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les soins palliatifs sont une approche qui améliore la qualité de vie des patients et de leurs familles confrontées aux problèmes associés à des maladies potentiellement mortelles, par la prévention et le soulagement de la souffrance, grâce à l’identification précoce, à l’évaluation et au traitement impeccables de la douleur et des autres problèmes physiques, psychosociaux et spirituels.
Au cours des échanges, les participants ont été sensibilisés sur la définition des soins palliatifs, les principes fondamentaux, le rôle des soins palliatifs dans l’amélioration de la qualité de vie des patients et de leurs familles. Des discussions interactives et des partages d’expériences ont permis aux participants de mieux appréhender les réalités du terrain, marquées par un accès encore limité aux soins palliatifs au Togo.
La présidente de l’ATPSDC, Dr Baba Amivi, a fait savoir que les soins palliatifs ne signifient ni abandon des soins, ni fin immédiate de la vie, mais constituent une approche globale visant à améliorer la qualité de vie des patients. A cet, effet, dit-elle, le rôle des médias est crucial pour lutter contre les idées reçues, notamment l’assimilation des soins palliatifs à un abandon des soins. « Les soins palliatifs ne signifient pas abandonner le patient, mais au contraire l’accompagner avec dignité. À travers cette formation, nous espérons susciter un engagement durable des médias en faveur d’une meilleure sensibilisation des populations et des décideurs. Une information juste et responsable peut contribuer à améliorer l’acceptation de ces soins et à encourager un recours plus précoce », a souligné Dr Baba Amivi.
Les journalistes ont salué l’initiative qui leur permettra de mieux traiter ces thématiques avec « humanité et respect de la dignité des patients ». « Cette formation nous donne les outils nécessaires pour informer sans stigmatiser et pour sensibiliser efficacement les populations », a témoigné Marcel Nake, journaliste à Zéphyr.
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