
Tsévié, 17 mars (ATOP) – La Direction des transports routiers et ferroviaires (DTRF), avec l’appui du Groupe de la Banque mondiale, a organisé un atelier de formation et de sensibilisation à la sécurité routière, notamment sur l’importance du port du casque, à l’endroit des formateurs des relais de sensibilisation le lundi 16 mars à Tsévié.
Cet atelier fait partie d’une série qui se poursuivra dans les autres chefs-lieux de région. Il vise à former des formateurs capables de relayer efficacement les messages de prévention.
Cette formation s’appuie sur l’approche internationale dite « Système sûr ». Celle-ci part du principe que l’individu est faillible et tout système mis en place doit reposer sur une approche systémique impliquant plusieurs piliers, afin de proposer une gouvernance unifiée responsabilisant chaque acteur.
Les participants ont été entretenus sur les statistiques d’accidents dans la région Maritime, les zones à risques sur les routes ainsi que les conséquences du non-port du casque, notamment les traumatismes crâniens, qui compliquent souvent la prise en charge des victimes dans les structures sanitaires. Selon les données présentées lors de l’atelier, la sécurité routière demeure un défi majeur au Togo, avec un taux estimé à 31,1 décès pour 100 000 habitants. Entre 2022 et 2024, le pays a enregistré 20 942 accidents de la circulation, dont une grande proportion concerne les usagers de motos.
La rencontre a réuni 40 participants issus des mairies, des services des travaux publics, de la sécurité routière, des syndicats de transporteurs, ainsi que des secteurs de l’éducation, de la santé et des médias. Ces acteurs sont appelés à servir de relais pour la sensibilisation des populations dans leurs milieux respectifs.
Le secrétaire général du gouvernorat de la région Maritime, Dotsè Medjina, a rappelé que le gouvernement a rendu obligatoire, depuis août 2023, le port du casque pour les conducteurs de motos et leurs passagers, afin de réduire les risques de traumatismes graves en cas d’accident. Malgré ces mesures, les accidents de la circulation impliquant des engins à deux et trois roues sont régulièrement signalés, parfois avec des pertes en vies humaines. Il a invité les participants à jouer pleinement leur rôle de relais auprès des populations afin de contribuer à la réduction des accidents sur les routes.
Le coordonnateur du projet au sein de la Banque mondiale, Akpo Yao, a précisé que, dans le cadre de ce projet, près de 5 000 conducteurs de taxi-motos et de tricycles ont déjà bénéficié de formations sur les bonnes pratiques de conduite et la sécurité routière. Il a réaffirmé l’engagement de la Banque mondiale à accompagner les autorités togolaises dans la mise en œuvre d’actions de sensibilisation.
ATOP/AM/MD






