
Sotouboua, 24 août (ATOP) – Un atelier de formation et de renforcement de capacités des producteurs d’ignames des préfectures de Sotouboua et de Blitta sur « Les techniques de production de l’igname, des semenceaux d’igname et de gestion des exploitations d’ignames », se tient, du 22 au 25 août à Sotouboua, pour la première vague et, du 28 au 31 août à Adjengré, pour la deuxième vague.
C’est une initiative de l’Union préfectorale des organisations paysannes de Sotoutoua (UPOPS) en collaboration avec le Centre de représentation et d’exploitation des produits (CREP) Togo. Elle est financée par le Fonds national d’apprentissage, de formation et de perfectionnement professionnels (FNAFPP).
L’objectif de cette session de formation est de renforcer les capacités et les compétences des bénéficiaires sur les techniques d’intensification de la production d’igname, de production des semences d’ignames et de gestion des unités de production d’ignames afin d’améliorer leurs revenus. Spécifiquement, il s’agit de les amener à adopter les innovations dans la production des ignames, à maîtriser les règles de gestion des unités de production d’igname et les techniques de recherches de marché et de fidélisation des clients.
Les participants vont renforcer leurs compétences dans trois modules à savoir « Généralités sur la production d’ignames : enjeux socioéconomiques dans l’exploitation agricole » ; « Les techniques de production rapide des semenceaux et d’ignames » et « La gestion des unités de production d’ignames ».
Le préfet de Sotouboua, Pali Tchabi Passabi a remercié les initiateurs pour cette volonté de valoriser la culture de l’igname dans sa préfecture. Il a indiqué que les mets à base d’igname sont très prisés dans les familles et même célébrés lors des fêtes à cause de sa saveur. M. Pali Tchabi a convié les participants à s’investir et à appliquer les techniques reçues afin de produire en quantité et en qualité les ignames biologiques. Il a affirmé que les ignames produites dans un champ herbicidé n’ont pas la même saveur et ne durent pas dans la conservation que l’igname produite avec le labour à la main ou à la machine.
Le directeur de cabinet de CREP-Togo, Kadayi N’Sougan et le président du Conseil d’administration de l’Union préfectorale des organisations paysannes de Sotouboua (PCA-UPOPS), Kili Lazabalo ont indiqué que les semences d’ignames deviennent de plus en plus rares sur le marché de production et cela engendre une baisse de rendement d’année en année. C’est pourquoi, selon eux, cette session de formation est initiée pour vulgariser les nouvelles techniques de production d’ignames et améliorer les rendements au champ en vue d’équilibrer l’offre à la demande.
ATOP/BTP/MEK/TJ






