
Sokodé, 7 déc. (ATOP) – Démarré le 2 décembre, l’atelier de renforcement de capacités de soixante femmes transformatrices de manioc de la commune de Tchaoudjo 4 s’est achevé, le vendredi 6 décembre à Aguidagbadè, dans ladite commune. La formation a porté sur les bonnes pratiques de transformation du manioc en produits dérivés, l’organisation et la gestion des coopératives. Elle a débouché sur la remise d’attestation aux participantes.
L’atelier est organisé par l’Association de soutien à la femme et à la fille déshéritée (ASFFID) en collaboration avec la commune de Tchaoudjo 4, le cabinet Tchabder-Consult, avec l’appui financier du Fonds national d’apprentissage, de formation et de perfectionnement professionnels (FNAFPP). L’objectif est d’amener les participantes de diverses coopératives de la commune de Tchaoudjo 4 à produire du gari, du tapioca et autres produits dérivés du manioc de bonne qualité et offrant toutes les garanties pour la consommation et ou la commercialisation.
Pendant ces cinq jours, les transformatrices ont échangé leurs expériences et renforcé leurs compétences sur les bonnes pratiques de transformation du manioc en produits dérivés. Elles ont, entre autres, appris à bien identifier selon des critères scientifiques, les bons tubercules de manioc, les différentes étapes de transformation du manioc et les normes de qualité des produits dérivés. Les femmes sont outillées sur le respect des pratiques d’hygiène et l’utilisation adéquate des équipements de transformation. Elles ont approfondi leurs connaissances sur l’importance des coopératives, les principes coopératifs, l’organisation et la gestion des coopératives.
La directrice exécutive de l’ASFFID, Mme Madjédjé Lami a fait savoir que la transformation du manioc en gari et tapioca est l’activité principale des femmes de Tchaoudjo 4. Toutefois, la pratique artisanale exercée pour la production de ces produits ne leur permet pas de rentabiliser leur activité. Raison pour laquelle son association a décidé de les renforcer dans la modernisation de leur pratique afin qu’elles puissent améliorer la qualité, l’hygiène et l’emballage de leurs produits pour faire face à la concurrence et aussi élargir leur marché.
Le directeur du cabinet Tchabder-Consult, Tchalombo Abouderman a promis un suivi post formation pour s’assurer de la mise en pratique des techniques apprises. Il a rappelé aux bénéficiaires que l’Etat veut faire d’elles de véritables entrepreneures et par-delà réduire le taux de chômage, l’exode rural et la vulnérabilité de la femme en milieu rural.
Le maire de Tchaoudjo 4, Tchagnao Kpégouni a souligné que la formation va améliorer la capacité financière des femmes pour leur autonomisation financière. Il a sollicité du FNAFPP des appuis en matériels pour aider davantage ces dernières à booster leur activité.
Les bénéficiaires ont témoigné leurs gratitudes aux organisateurs. Elles comptent appliquer les techniques apprises pour améliorer et rentabiliser au mieux leurs activités.
ATOP/MEK/GKM






