
Sokodé, 28 mai (ATOP) – L’Autorité nationale pour l’interdiction des armes chimiques au Togo (ANIAC-Togo) a initié les 27 et 28 mai à Sokodé, un atelier d’information et de formation à l’endroit des acteurs clés de la région Centrale impliqués dans le contrôle des produits chimiques aux frontières.
Cet atelier a permis de faire connaître aux forces de défense et de sécurité, aux agents des douanes, des eaux et forêts ainsi qu’aux techniciens phytosanitaires le régime de contrôle des produits chimiques toxiques de la Convention internationale sur les armes chimiques (CIAC) ainsi que les différentes dispositions de leur mise en œuvre par l’Etat togolais. Les participants ont suivi des communications suivies de débats sur la CIAC, le régime de contrôle et le contrôle des produits chimiques aux frontières, cas du service des douanes du Togo. L’identification des produits chimiques et les actions coordonnées de contrôle de ces produits aux frontières ont également été abordées.
Ces thématiques vont aider les acteurs aux frontières à mieux contrôler le transfert international des produits chimiques. Elles viennent les renforcer sur les dispositions de contrôle de ces produits et dans la mise en place des outils et mécanismes essentiels d’identification de ceux toxiques. Ces connaissances constituent un atout pour prévenir les risques et menaces chimiques tout en suscitant une meilleure gestion coordonnée de la problématique des armes chimiques.
Ces assises ont débouché sur la mise en place d’un cadre d’échanges et d’informations sur les meilleures pratiques en matière de surveillance des produits chimiques dans la région.
Le président de l’ANIAC-Togo, Col. Akpamoura Koffi a affirmé que l’ampleur actuelle du trafic illicite des produits chimiques est une menace grave pour la sécurité des Etats car autour de cette prolifération se développent plusieurs activités criminelles. A l’en croire, malgré les dispositions pertinentes de la CIAC, l’humanité entière reste toujours confrontée au risque permanent de voir proliférer les produits chimiques toxiques dans toutes leurs formes. Le Col. Akpamoura a souligné que c’est face à cette prolifération, que l’ANIAC-Togo qui est une émanation de cette convention, s’attèle à renforcer les capacités des acteurs publics impliqués dans le contrôle des produits chimiques afin de créer une synergie dans le contrôle au plan national.
Le secrétaire général de la préfecture de Tchaoudjo, Bawo Moukadassi a mis en avant la loi portant interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques et sur leur destruction, qui donne les orientations sur le régime de contrôle des produits chimiques au plan national. Il a souligné l’impérieux devoir d’agir en amont et en aval dans le contrôle et l’utilisation des produits chimiques.
« Nous saluons cette formation qui nous renforce, en tant qu’acteurs aux frontières, pour assurer une meilleure gouvernance du circuit d’approvisionnement des produits chimiques dans la région afin d’éviter qu’ils ne tombent entre les mains des réseaux criminels et terroristes », a confié un participant.
ATOP/MEK/BV






