
Sokodé, 29 nov. (ATOP)- Un atelier de formation sur les violences basées sur le genre se tient, du 28 novembre au 5 décembre à Sokodé. Il réunit cent vingt femmes membres des groupes d’épargne et patronnes d’ateliers ainsi que des responsables (hommes) des centres de formation et chambre de métiers de la préfecture de Tchaoudjo.
La formation sera organisée en 3 groupes de 40 personnes soit 2 groupes de femmes et un groupe pour les hommes uniquement. La 1ère session sera faite à l’endroit des femmes patronnes d’atelier, la seconde à l’endroit des hommes et la dernière pour les femmes membres de groupes d’épargne.
Ces sessions de formation sont organisées par la GIZ, à travers le projet ProEmploi+ en collaboration avec l’ONG Programme d’appui à la femme et à l’enfance déshéritée (PAFED). Elles s’inscrivent dans le cadre des « 16 Jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG) à l’égard des femmes et des filles ». Cette campagne internationale se déroule chaque année du 25 novembre au 10 décembre.
L’objectif est de contribuer à la réduction des Violences basées sur le genre dans la préfecture. Il s’agit de permettre à 80 femmes membres de groupes d’épargne et patronnes d’ateliers ainsi qu’à 40 hommes responsables de la chambre de métiers, et des centres de formation d’être formés sur les VBG. L’atelier entend également amener les participants à connaitre les différents types de violences, leurs conséquences, l’importance de dénonciation des cas et les mécanismes existants à cet effet. Il se propose aussi de renseigner les groupes cibles sur les instruments juridiques nationaux et internationaux en matière de VBG.
Les violences basées sur le genre demeurent un problème au niveau mondial et touchent toutes les couches de la société. Au Togo, les données de l’Enquête démographique et de santé (EDS) 2013-2014 révèlent que 29% des femmes âgées de 15 à 49 ans ont subi des violences physiques perpétrées par un partenaire intime/mari, tandis que 11% ont subi une forme de violence sexuelle à un moment donné de leur vie. De 2016 à 2019, le rapport présenté par le Togo sur la thématique VBG, fait état de 228 personnes condamnées pour cause de violences sexuelles sur les femmes et les filles selon la conseillère technique de la GIZ ProEmploi+, Mme Amana Claire. Ces chiffres témoignent de l’ampleur de ces violences qui ont des conséquences graves sur les victimes. Malgré ces conséquences, la dénonciation et la prise en charge des cas de violences demeurent une préoccupation majeure pour les différents acteurs. Mme Amana explique que c’est pour apporter une réponse à cette problématique que la GIZ ProEmploi+ a initié cet atelier de formation.
La formation est assurée par l’ONG PAFED qui a une expérience avérée en VBG, ainsi qu’en genre et en techniques de communication non violente. Sa directrice exécutive, Mme Gnofam Mayi est convaincue que les modules qui seront développés permettront aux participants de mieux cerner la thématique pour combattre ensemble les VBG. Elle a expliqué que les sessions distinctes pour les femmes et les hommes permettront d’aborder des aspects spécifiques et créer un espace sécurisé pour l’expression.
Le président de la chambre préfectorale des métiers de Tchaoudjo, Tchacondo Boutchou a invité les participants à s’impliquer activement dans les travaux, à s’approprier les enseignements et surtout à les partager avec leurs collègues pour l’atteinte des objectifs visés.
ATOP/MEK/AJA






