
Sokodé, 22 mars (ATOP) – L’ONG Programme d’appui à la femme et à l’enfance déshéritée (PAFED) et ses membres, en collaboration avec le Réseau des organisations de développement de la région Centrale (RESODERC) ont organisé, le vendredi 21 mars à Sokodé, une conférence-débats pour marquer en différé la Journée internationale des droits de la femme (JIF) 2025.
Cette conférence-débats a porté sur le thème mondial « Pour toutes les femmes et filles, droit, égalité et autonomisation » et le thème national : « L’accès des femmes aux documents d’identité pour une meilleure participation au développement ». Elle s’est tenue, avec l’appui de la direction régionale de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la Femme.
Soixante-dix participants dont une soixantaine de femmes et filles des différents groupements et groupes d’épargne de Tchaoudjo, habillées en uniformes du 8 mars, ont participé à cette rencontre qui a permis de les sensibiliser sur ces deux thèmes. Il s’est agi d’amener, en l’occurrence, les participantes à avoir les bonnes compréhensions de ces problématiques et à reconnaître leurs droits. C’était également l’occasion de promouvoir l’égalité des droits pour toutes les femmes et augurer d’un avenir aux couleurs féministes ou personne ne sera laissé de côté.
La célébration a aussi donné lieu à des plaidoyers pour que soit garanti à toutes un accès facile aux documents d’identité. Les membres de PAFED ont, en outre, dressé le bilan des célébrations du 8 mars en relevant les changements dans la vie des femmes et les défis.
La directrice exécutive de l’ONG PAFED, Gnofam Mayi a expliqué à ses consœurs qu’en ayant une bonne compréhension du thème mondial et en s’appropriant les droits, l’égalité et l’autonomisation, elles peuvent améliorer leurs vies dans tous les domaines. Elle a fait savoir que le thème national les interpelle à agir pour poursuivre la sensibilisation des femmes sur l’importance de se faire établir les documents d’identité.

Le directeur préfectoral de l’Action sociale, Assoumanou Badji et le président du RESODERC, Daouda Ouronilé ont salué les actions des gouvernants visant à favoriser la jouissance par les femmes des pièces d’identité. Ils ont invité tous les acteurs à soutenir les femmes afin qu’elles puissent apporter leur contribution au développement du pays.
La représentante du préfet de Tchaoudjo, Mme Koffi Takoya Wentaraba a insisté sur la nécessité de renforcer les actions pour favoriser l’autonomisation des femmes, à travers des politiques publiques adaptées, un meilleur accès aux ressources et une sensibilisation accrue sur leurs droits et responsabilités.
Une participante a exprimé sa satisfaction en ces termes : « Nous avons compris que quand nous n’avons pas d’acte de naissance, nous n’aurons ni la carte d’identité ni le passeport et donc nous aurons beaucoup de blocages et des difficultés à accéder aux services publics, aux crédits pour développer nos activités, et aux voyages à l’étranger pour les affaires. C’est pourquoi nous devons avoir des actes de naissance et aussi sensibiliser toutes les femmes de nos communautés à en disposer ».
ATOP/MEK/BV






