
Sokodé, 12 mars (ATOP) – Environ 200 agricultrices, membres des groupements du village de Taworèda, dans la commune Tchaoudjo 1, ont été formées, sur le développement personnel, le leadership féminin en milieu rural et les activités génératrices de revenus (AGR) le samedi 11 mars dans la localité.
Cette formation a été organisée par l’association S’na dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme. Elle a permis d’outiller ces femmes pour passer de simples agricultrices à de véritables entrepreneures agricoles.
Les participantes ont été instruites sur le développement personnel, le leadership féminin et les activités génératrices de revenus. Elles ont été renforcées sur l’étude de faisabilité technique et financière d’une AGR, la gestion du temps, les techniques agricoles et la formalisation. Les agricultrices ont été aussi briefées sur la journée internationale des droits de la femme.
Pour la formatrice principale et présidente de S’na, Mme Tchagnao Koubouratou, la formation est requise pour ces femmes vivant en milieu rural. « Elles ont besoin des prérequis de l’entrepreneuriat et d’apprendre à gérer leurs AGR avant de s’investir dans leurs activités » a-t-elle souligné. Raison pour laquelle, selon elle, l’association a privilégié leur formation plutôt que la fête pour leur permettre de cerner le côté organisationnel de leurs activités. Elle a affirmé que sans le développement personnel et ou les prérequis d’une activité, ces agricultrices ne pourront pas réussir puisque c’est une vision à long terme. « Pour devenir entrepreneur agricole, il y a des démarches administratives à faire et elles doivent être au parfum si elles veulent réellement être des entrepreneurs agricoles », a-t-elle ajouté. D’après la présidente, cette formation vient accompagner la feuille de route gouvernementale Togo 2020-2025 qui consacre l’agriculture comme moteur de la croissance économique et sociale. « Nous voulons nous inscrire dans la vision du chef de l’Etat qui est de moderniser l’agriculture et de faire des agriculteurs de véritables entrepreneurs capables de créer de la richesse et de vivre décemment de leur métier », a-t-elle dit.
Mmes Batcha Adima, Ouro-Koura Aïssatou et M. Moleme Jean-Paul, également formateurs, espèrent beaucoup de ces femmes au sortir de cette rencontre. « Ce que nous attendons c’est qu’elles ne restent plus dans cette vision d’être cloué au sol, mais qu’elles arrivent à chercher des débouchés pour vendre leurs produits et qu’elles aient un système de régulation par rapport au prix ».
ATOP/MEK/KYA






