
Sokodé, 27 mai (ATOP) – Un atelier de formation sur le renforcement du rôle des chefs traditionnels dans la promotion de la cohésion sociale, de la prévention de l’extrémisme violent et de la gestion pacifique de la transhumance s’est tenu, le lundi 26 mai à Sokodé, à l’intention des chefs canton et village de Tchaoudjo.
Cette rencontre est organisée par le ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la chefferie coutumière. Elle s’inscrit dans la phase 2 du « Programme d’appui à la prévention des conflits et de l’extrémisme violent dans les zones frontalières du Bénin, du Burkina Faso et du Togo ». Cette activité a reçu l’appui technique et financier de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
L’atelier a permis de renforcer les capacités des chefs traditionnels sur les thématiques précitées pour jouer pleinement leurs rôles dans ces domaines dans leurs communautés. Il s’est agi de leur fournir des outils pratiques pour encourager et renforcer le dialogue, le vivre-ensemble et prévenir les conflits de tout genre.
Les autorités traditionnelles ont suivi deux communications sur la prévention de l’extrémisme violent et la gestion pacifique de la transhumance au Togo. Elles ont échangé, partagé leurs expériences et renforcé leurs capacités pour mieux accompagner leurs communautés dans ces enjeux cruciaux. Les garants des us et coutumes ont travaillé ensemble à la mise en place de stratégies efficaces pour prévenir l’extrémisme violent et favoriser une transhumance pacifique essentielle à la coexistence des cultures et des modes de vie.
Le préfet de Mô, Anakpa Mani, représentant son collègue de Tchaoudjo, a fait comprendre aux chefs traditionnels qu’ils ont un rôle essentiel à jouer pour construire un environnement où le dialogue, l’inclusivité et la paix sont privilégiés.
La représentante du chef de bureau de l’OIM, Mme Ankou Déborah a présenté l’organisation et ses missions. Elle a requis des têtes couronnées une participation active aux travaux afin de traduire dans les faits le contenu des communications.

Le directeur de la chefferie traditionnelle, Commissaire divisionnaire de Police de classe exceptionnelle, Vondoly Kodjo a souligné que les chefs traditionnels occupent une place centrale dans les communautés en tant que garants des valeurs de la paix et de la cohésion sociale. Il a ajouté que leur rôle est essentiel pour prévenir les dérives extrémistes et encourager des pratiques de transhumance respectueuses et pacifiques.
« Avec les acquis de cette formation, nous sommes désormais mieux armés et outillés, pour contribuer valablement à bâtir un avenir plus serein, où la tradition et le dialogue priment sur la violence et la division », a confié le chef du canton de Kadambara, Médjissiribi Madanoun.
Sokodé est la cinquième étape de ces ateliers qui se déroulent sur l’étendue du territoire nationale.
ATOP/MEK/BV






