
Sokodé, 30 mai (ATOP) – Un atelier de formation sur les mécanismes de prévention de l’extrémisme violent au niveau local s’est tenu les 29 et 30 mai à Sokodé. Il a regroupé divers acteurs de la région Centrale, notamment les femmes y compris les femmes handicapées ainsi que les jeunes des deux sexes.
Cette formation a été organisée par le Groupe de réflexion et d’action, femme, démocratie et développement (GF2D) dans le cadre de ses actions de promotion de la paix et de la cohésion sociale au Togo. Il a reçu l’appui financier de la Fondation Hanns Seidel (FHS). L’objectif est de contribuer au renforcement des mécanismes locaux de dialogue et de prévention de l’extrémisme violent, notamment par une meilleure mobilisation des femmes et jeunes aux efforts et actions préventives.
Les participants ont été éclairés sur la compréhension de l’extrémisme violent, ses causes et conséquences; le patriotisme et la responsabilité des acteurs locaux face à ce phénomène. Ils ont aussi été instruits sur la communication non violente pour la transformation sociale et la construction d’une société paisible. La participation des femmes et des jeunes à la transformation des conflits communautaires et de l’extrémisme violent a été, en outre, abordée. Les acteurs ont enfin été formés sur les mécanismes de la prévention de l’extrémisme violent et la collaboration devant exister entre la société civile, l’Etat et la population.
La secrétaire générale du GF2D, Michèle Aguey a rappelé que l’extrémisme violent est un phénomène qui touche la population togolaise. Elle a fait savoir que bien que les attaques soient ancrées dans la région des Savanes, leur organisation trouve qu’il est important de prévenir ce phénomène dans toutes les régions. C’est pourquoi dit-elle, les différents acteurs de toutes les couches de la population de la région Centrale ont été regroupé afin de réfléchir avec eux aux moyens de prévention de ce phénomène. Mme Aguey estime que les populations doivent être averties des modes opératoires de ces groupes extrémistes afin qu’elles puissent les détecter et les signaler à temps pour qu’on puisse y mettre fin et épargner la région des conséquences fâcheuses.
Le secrétaire général de la préfecture de Tchaoudjo, Daro Ouro-Akondo et le 3è adjoint au maire de la commune Tchaoudjo 1, Tchédré Soulémane ont remercié le GF2D et son partenaire pour cette formation qui vient appuyer les diverses initiatives de l’Etat, notamment la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent (SNAPLEV) élaborée pour la période 2022-2026. Pour eux, les résultats de ces assises permettront de renforcer davantage l’exécution de cette stratégie sur le terrain pour le bien-être des populations.
L’assistant de programmes à la FHS, Kédji Kodjo Djidzogbé a salué le partenariat de qualité entre leur Fondation et le GF2D qui prend en compte l’une de leur priorité à savoir la lutte contre l’extrémisme violent qui sévit dans le pays.
Au terme de cet atelier, les participants se sont dits aptes à prendre des initiatives et à mener des actions pour la prévention des violences communautaires et de l’extrémisme violent. Ils ont également exprimé leur disponibilité à collaborer avec les différents acteurs pour la consolidation de la paix et la cohésion sociale.
ATOP/MEK/BA






