
Lomé, 1er juin (ATOP) – Le Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC), en partenariat avec le Département des Yvelines (France) et l’association « Chocolatiers et Pâtissiers du Monde » a annoncé, lors d’une conférence de presse le lundi 1er juin à Lomé, l’opérationnalisation d’un deuxième centre de traitement post-récolte de cacao à Mpoti, dans la commune Blitta 3.
L’installation de cette infrastructure s’inscrit dans la mise en œuvre des Plans de développement des filières café et cacao (PDCC), qui visent à améliorer durablement la production, la productivité et la qualité du cacao togolais. A travers ce projet, le CCFCC entend également renforcer l’attractivité des filières café et cacao et mobiliser davantage de partenaires techniques et financiers.
Erigé sur une superficie d’un hectare, le centre comprend un magasin de stockage d’une capacité de cinq tonnes avec bureau administratif, un hall de fermentation et de tri équipé de 42 caisses, une aire de séchage dotée de 16 tables, un bloc sanitaire ainsi qu’un bâtiment comportant un dortoir et un vestiaire. L’ouvrage a été financé à hauteur de 32,8 millions FCFA par les « Chocolatiers et Pâtissiers du Monde » et le Département des Yvelines.
L’ouverture officielle du centre est prévue sur ce mercredi 3 juin. Il permettra de renforcer la valorisation du cacao togolais dans la région Centrale, en complément du premier centre récemment mis en service à Kessibo-Abréwankor. L’objectif est de produire et de commercialiser, dès la première année, 25 tonnes de cacao d’excellence destinées à des marchés de niche à l’international.
Le secrétaire général du CCFCC, Enselme Gouthon a souligné que son institution accompagne le projet en tant qu’organe de régulation de la filière, à travers un appui technique et institutionnel destiné à garantir l’essor de ce centre d’excellence et à promouvoir le cacao de qualité au Togo.
Selon le président des chocolatiers-confiseurs de France, Thiery Lalet le projet est né d’un partenariat entre des chocolatiers et pâtissiers français, le Département des Yvelines et le Togo. Ensemble, ils travaillent depuis plusieurs années à la mise en place de centres de traitement post-récolte destinés à améliorer la qualité du cacao togolais. Il a souligné que les différentes étapes du traitement du cacao, notamment le cabossage, la fermentation et le séchage, nécessitent un apprentissage et un accompagnement technique approprié. A ses yeux, ces centres permettront aux producteurs de mieux maîtriser ces procédés et de produire un cacao répondant aux standards les plus exigeants du marché. « Le Togo mérite un cacao rare et de grande qualité. C’est pour accompagner cette ambition que ce centre a été financé », a-t-il indiqué.
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