
Vogan, 2 juin (ATOP) – Vingt-cinq acteurs de la société civile ont pris part à un atelier de formation sur la traite des personnes et le trafic illicite des migrants, le lundi 2 juin, au centre communautaire de Vogan, dans la commune Vo 1.
La formation est organisée par la direction préfectorale de l’Action sociale, de la solidarité et de la promotion de la femme avec l’appui financier du Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF). Elle a connu la participation des responsables d’associations et ONG œuvrant dans le domaine, des représentants des services déconcentrés de l’Etat et des coordonnateurs des Centres de développement des enfants et jeunes (CDEJ). L’objectif est d’éveiller la conscience des acteurs sur les phénomènes de la traite des personnes et du trafic illicite des migrants afin que des actions soient davantage menées pour lutter efficacement contre ces fléaux.
Les travaux ont permis aux participants de comprendre les notions de la traite et de trafic illicite des migrants, leurs causes et leurs conséquences. Ils ont renforcé leurs capacités sur les formes de contrainte et les éléments constitutifs du trafic illicite. La convention des Nations Unies contre la criminalité transfrontalière, le protocole additionnel à la criminalité transfrontalière contre le trafic illicite des migrants par air et par mer visant à prévenir ces fléaux, le cadre juridique national et les lois qui régissent le trafic des personnes et le trafic illicite des migrants au Togo ont été également passés en revue.
Les acteurs ont échangé sur les situations favorables à l’émergence d’une situation de traite et les comportements à adopter face aux auteurs de la traite, entre autres, la mobilisation des moyens financiers, humains et logistiques. Ils ont été sensibilisés à mettre en relation les services déconcentrés de l’Etat, à réhabiliter et réinsérer les personnes victimes puis à faire leur suivi. Des questions-réponses leur ont permis de cerner le contour de ces notions.
Le directeur préfectoral de l’Action sociale, Datagni N’dombe a invité les participants à s’investir davantage dans la lutte contre la traite des personnes, surtout des enfants. Il a exhorté les parents à prendre leurs responsabilités, à accomplir convenablement leurs devoirs, à suivre leurs enfants et à mener des actions concrètes au niveau de leurs familles.
ATOP/AKS/JK






